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Un pti tour en Provence

C’est en allant shooter un mariage en Provence, que j’ai pris le temps d’explorer la Provence.

J’ai passé mon adolescence dans le Var, du côté de Hyères et Toulon, mais à l’époque, je n’avais pas de voiture (car pas de permis !). C’est donc bien bien plus tard que j’ai pû explorer, à ma guise, certaines contrées de ce petit bout de France, plus spécifiquement le Haut-Var, et les Alpes de Haute-Provence.

Alors voici, en photos, quelques lieux que j’ai adoré découvrir sur ma route… Attachez vos ceintures, c’est partiiiiiiiiiiii !!!! 🙂

Les champs de lavande

du plateau de Valensole !

Ce lieu-là, j’en ai révé depuis des années, sans même savoir où pouvaient se trouver ces fameux champs de lavande à perte de vue. Mais oui quoi, d’où vient toute cette lavande qui fait la réputation de la Provence ???

Et bien c’est sur le plateau de Valensole que vous les trouverez. Et le lieu est tellement connu, qu’il y a même des panneaux sur la route pour demander aux conducteurs de faire attention aux touristes dans les champs… Dingue ! 🙂

(et c’est vrai que j’ai beau eu me lever super tôt ou y être super tard, je n’ai jamais été seule dans un champ. Zut quoi ! 🙂

J’ai adoré l’odeur ennivrante lorsqu’on arrive sur les lieux, la couleur de la terre, ocre rouge, et le bzzzz bzzzz des abeilles, mais aussi, d’apercevoir les montagnes, au loin, nous rappeler que ce paysage n’est qu’un peu de répit 🙂

Moustiers Ste Marie

Non loin du plateau de Valensole, Moustiers Ste Marie, classé plus beau village de France, est un petit village qui sent bon le sud, le soleil (et les touristes !). C’est un délice de se promener dans ses ruelles, j’ai particulièrement aimé les jolies portes un peu partout dans le village, mais aussi ces petits chemins de randonnée qui quittent le village pour s’élever au dessus du village, avec une vue imprenable sur le village et sur le fabuleux Lac Ste Croix !

Les Gorges du Verdon

Attention si vous avez le vertige, ou n’aimez pas conduire sur des petites routes étroites et sinueuses, passez votre chemin… J’ai eu la chance d’y aller très tôt le matin début juillet, du coup le temps que je fasse ma touriste sur quasi tous les points de vue aménagés par la route, j’ai croisé, dans le sens inverse, le peloton des autres touristes…

Les routes sont superbement bien aménagées, mais ça reste des zones d’arrêt avec un espace limité donc je vous conseille d’éviter les heures de pointe en pleine saison 🙂

La route est sublime et offre de merveilleux panorama, et une vue époustouflante en contrebas, mais aussi sur la nature environnante. J’y étais allée étant toute jeune, j’avais complètement oublié que c’était aussi beau, mais aussi aussi sauvage (dans le sens : pas beaucoup d’habitation !)

En bonus, retrouver, quelques heures plus tard, le lac Ste Croix, et sa splendide couleur verte et turquoise… quand je reviens dans le coin, je loue un pédalo, car ce jour-là, en pleine canicule, j’ai bien enviée ceux qui visitaient les gorges par le bas ! 🙂

Tourtour

Ce village est classé plus beau village de France,et j’ai aussi beaucoup aimé arpenter ses ruelles, découvrir sa place principale, très animée avec les jolies terrasses et la végétation, ici et là, autour des maisons du village.

La route aussi pour arriver à Tourtour est jolie : perdue dans la nature, on accède au village  comme si l’on voulait aller au dessus des nuages 🙂

AUPS

Aups, un jour de marché, en plein été, c’est le soleil de la Provence, la joie, et le parfum des vacances ! Entre les vendeurs de paniers, les marchands d’olive, les maillots de bain, les savonnettes,  et les terrasses pour prendre l’apéro, c’est presque une fanfare de bonne humeur, de couleurs, d’odeurs et d’éclats de rire…

Et puis, retrouver le calme en arpentant les petites ruelles 🙂

J’ai certes, pas mal galéré pour me garer, mais vraiment adoré cette petite pause à Aups le temps d’un verre et d’une promenade au marché 🙂

Régusse

Une pause rapide à Régusse, parce qu’il y a un moulin, et des moulins, je n’en ai pas beaucoup vu dans ma vie (et je dois dire que c’était quand même bien galère à photographier. Entre la taille imposante du bâtiment et de ses ailes, mais aussi les barrière et chaines de protection du chemin, et le mauvais temps… Pas facile, mais le moulin est joli, et ce petit village mérite qu’on s’y arrête. 🙂

Et puis…

Aix en Provence !

J’ai vécu un peu plus de 2 ans à Aix-en-Provence, et y revenir a été la cerise sur le gâteau de ce petit périple en Provence.

J’avais oublié à quel point le centre ville est joli, et ses ruelles sont anciennes et agréables à explorer. Aix en Provence a été pour moi l’origine de mon addiction aux USA (via un séjour linguistique, puis ensuite lorsque j’ai travaillé pour l’organisme de séjours linguistique qui sélectionnait les candidats pour leur séjours). L’impression d’avoir vécu 12000 vies depuis que j’ai quitté Aix-en-Provence, et j’étais loin d’imaginer que je deviendrai photographe, donc revenir ici, c’était un peu me retrouver moi. Le challenge ce jour-là pour moi, c’était de réussir à prendre des photos sans la horde de badauds et de touristes, partout partout partout, pour ne réussir à prendre en photo que la ville… 🙂

Voilà voilà, pour ce petit périple en Provence, j’espère que ça vous a plu !

On y retourne quand ?

🙂

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2017 – une année extrême !

On me signale dans l’oreillette qu’on est déjà le 2 janvier 2018 et que je n’ai pas rédigé mon bilan en photos pour l’année 2017. (mais je l’ai fait pour la partie tricot/teinture de ma vie par contre !)

Alors c’est parti !!!

Comme l’indique le titre, 2017 aura été une année extrême pour moi. Une année bien différente de 2016, et du coup, je regarde 2018 avec un gros point d’interrogation mais aussi une motivation terrible pour continuer à atteindre mes rêves et suivre mes envies.

2017 aura été une année un peu plus calme en volume de mariage, me permettant de me concentrer sur des projets parallèles qui me tenaient vraiment à coeur.

Et pourtant, j’ai quand même pas mal roulé cette année encore, et continué mon exploration de la France…

Voici donc, ce qui pour moi, restera les moments forts, mais aussi mes photos préférées pour 2017.

En 2017, j’ai commencé ma saison de photo de mariage assez tôt, avec un beau mariage d’hiver 🙂

Mais j’ai aussi découvert Leucate et sa belle région, avec un mariage en pleine canicule 🙂

Marjorie et son amoureux m’ont beaucoup fait pleurer lors de leur mariage en Auvergne 🙂

Mais j’ai aussi tellement rigolé à celui de Marie et Loup ! 🙂

J’ai pratiqué mon espagnol avec les invités de Perle et Patricio, lors de leur mariage en Auvergne

Et mon anglais, avec Amy et Ed, pour leur mariage bohème dans le Haut-Var 🙂

Je suis retournée en Sologne pour le mariage de Céline et Sébastien !

et mon GPS a paniqué en essayant de trouver le Château de Pramenoux, dans le Beaujolais, pour retrouver Marie-Hélène et Mathieu 🙂

J’ai été contacté dernière minute (enfin 3 semaines à l’avance), pour un mariage dans les Cévennes ! 🙂

J’ai profité du soleil d’automne en Auvergne à la Bourboule, lors du dernier mariage de ma saison

Et puis et puis…. j’ai été au centre d’une bataille de pelotes de laine, avec Anissa et Benoit ! 🙂  🙂 🙂 🙂

En 2017, j’ai aussi travaillé sur 2 projets personnels vraiment importants pour moi :

J’ai réalisé un reportage photo auprès de Virginie Basset, violoniste qui intervient en service néonatologie et réanimation pédiatrique du CHU de Clermont-Ferrand. Le projet « Violon à l’hôpital » est désormais une exposition itinérante liée à des conférences que nous animerons ensemble sur cette belle collaboration. Vous vouliez mes tripes sur un plateau ? Les voilà 🙂

Mais aussi, pour l’aspect laineux de ma vie, j’ai travaillé sur un ENORME projet de yarnbombing de janvier à juin 2017, pour le jardin de l’éco-musée de Ruynes en Margeride (Cantal).

52 km de fil tricoté, des dizaines de mètres de barrières et des arbres recouverts de tricot, et 500 araignées crochetées installées dans le jardin… yep, rien que ça. Vous vouliez mon côté créatrice déjantée sur un plateau ? Le voilà 🙂 (et j’en parle ici sur mon blog de tricoteuse)

Niveau voyages, et exploration, comme vous l’avez vu, j’ai pas mal roulé, et dans les moments forts que je retiendrai pour 2017, j’ai ENFIN pu voir les champs de lavande en Provence,

J’ai été extrêmement émue en découvrant l’abbaye de Fontfroide, qui est désormais un des plus beaux endroit découvert en France.

J’ai essayé de plus en plus, de randonner seule, pour ne pas être limitée par les disponibilités de mes amis. Et j’ai donc un peu plus exploré l’Auvergne, en Haute-Loire, mais aussi au Puy de la Tâche.    Sortir de ma zone de confort, mais en sécurité, c’est tout le challenge de trouver le juste équilibre 🙂

J’ai découvert Leucate, et j’ai adoré ce coin ! 🙂

Mais aussi et surtout, s’il y a bien un moment fort dans cette année 2017, ce fût cette journée géniale, où j’ai pû enfin poser mes fesses sur une mobylette (le rêve de toute une vie 😀 ), pour aller explorer le Pilat !

J’ai dailleurs décidé de créer un compte instagram spécifique, pour pouvoir partager avec vous mes photos de voyages, de roadtrip de d’exploration, WanderingSandrine 🙂  (pour rappel, celui lié à mes photos de mariage est ici)

🙂

Yep, 2017 aura été une année extrême, avec son lot de galères, d’inquiétudes, d’accident de voiture (si vous croisez des sangliers punks, ce sont les miens !) 🙂  , de problèmes très inquiétants de santé, et une fin d’année particulièrement compliquée sur le plan personnel.

2017 m’aura aussi permis de faire le tri justement, dans mes contacts, dans mes envies, dans mes priorités, dans mes objectifs, et d’améliorer ma gestion du stress.

Sur le plan pro, je retiendrai quand même que cette année, je me suis faite insulter par un invité lors d’un mariage, en me mettant devant lui pour réussir à prendre une photo  pendant qu’il essayait lui aussi de faire sa photo, et après avoir été génée à plusieurs reprises dans la journée et le lui avoir signalé….

Oui, j’ai atteint ce niveau là que je ne pensais pas atteindre un jour : me faire insulter en faisant mon boulot !

Je passerai sur le nombre de bousculades lors de la course à la photo de tout le monde, vous pourriez me prendre pour JP Rouve dans  « Le sens de la Fête » :), mais il est vrai que cette année j’ai aussi pété un de mes objectifs photo hors de prix cette année et que ce sont des doses de stress (et des dépenses) dont j’aimerai me passer.

J’arrive mieux maintenant à prendre du recul sur ces choses là et fais de mon mieux de toute façon pour gérer, mais j’aimerai vraiment aussi que tout le monde ait un peu plus de bienveillance en 2018.

Mes clients sont fantastiques, vos amis le sont aussi, alors passons tous une bonne journée ensemble, surtout si certains doivent bosser ce jour-là  🙂

J’aime toujours autant mon métier, ça tombe plutôt bien ! Et j’attends avec impatience le prochain mariage dans mon agenda.

🙂

L’agenda est grand ouvert pour les réservations pour 2018 (et 2019?), je sais déjà qu’en 2018 je vais retourner à Paris, dans la Creuse, et en Auvergne pour vos mariages, j’ai hâte !

(futurs mariés, contactez-moi !)

 

Niveau voyages, j’aimerai vraiment explorer plus encore le Périgord, les Cévennes, mais aussi la côte Atlantique (elle est longue hein !), et les Pyrénées (pareil, y a des km à faire !) et pourquoi pas la Corse ? 🙂 Je retournerai bien aussi dans le Beaujolais, ou en Alsace ou Savoie, mais aussi dans les Alpes de Haute-Provence que j’ai pu entre-apercevoir lors d’un mariage en Provence.

Bref, vous l’avez compris, l’appel de la route, et des paysages est en moi, je suis curieuse, et voyageuse, et j’ai beau ne plus trop m’aventurer à l’étranger ces derniers temps, la France a quand même encore un bon nombre de coins que je ne connais pas encore !

Affaire à suivre donc ! 🙂

J’ai profité de ces fêtes de fin d’années pour finir de traiter TOUTES mes photos de voyage, donc soyez prêts pour 2018, ça devrait pulser sur le blog 🙂

Je vais terminer cet article par une photo d’un des moments les plus chouettes de cette année 2017. Les champs de lavande de Provence !

Il m’aura fallu un moment pour savoir où aller, et où les trouver (plateau de Valensole, pour info 🙂 ), et j’ai versé ma larmichette en m’asseyant sur le sol rouge de ce champ, entourée par le bzzzzz des abeilles et l’odeur ennivrante des fleurs de lavande.

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2018, en espérant qu’elle vous soit aussi heureuse que ce moment !

🙂

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Le projet photo « Violon à l’hôpital »

En 2017 j’ai pû mener à bien un projet photographique qui me tenait particulièrement à coeur depuis pas mal d’années : un reportage photo auprès d’une violoniste, en service hospitalier : « Violon à l’hôpital ».

Cette publication sur le blog ne contiendra exceptionnellement pas beaucoup de photos (pour des raisons que j’évoque plus bas)  mais va plutôt vous raconter la belle histoire de ce projet.

Vous pouvez retrouver les photos de ce projet de 2 manières :

  • en exposition permanente dans les services Néonat’ / Kangourou / réanimation pédiatrique du CHU Estaing de Clermont-Ferrand
  • une autre exposition itinérante est visible ici et là en France, doublée d’une rencontre/conférence pour vous présenter tout cela. Suivez mon actualité sur Facebook ou Instagram, ou celle de Virginie Basset pour connaitre les prochaines dates et lieux.

Le hasard de la vie a mis sur ma route en 2016 Virginie Basset, violoniste professionnelle,  en recherche d’une photographe pro, pour réaliser un reportage photo de ses visites  dans les services pédiatriques du CHU Estaing de Clermont-Ferrand. Son souhait était de pouvoir garder une trace de ces 4 années de visites, mais aussi de pouvoir avoir un support photo pour l’aider à parler de ce projet, le développer auprès d’autres interlocuteurs, mais aussi l’aider dans ses demandes de financement.

Vous ne savez pas tout ici, mais j’avais déjà, lorsque j’étais à Paris, tenté d’approcher des associations pour réaliser  un tel reportage photo, mais à l’époque, je n’étais pas encore pro, et j’ai rapidement été découragée par l’ampleur et la lourdeur administrative et hierarchique qu’un tel projet représentait.

A vrai dire, je voulais avant tout VOIR ce que la présence d’une artiste pouvait apporter dans le milieu hospitalier. Je crois profondément en ces actions, aux bienfaits de l’art d’une manière générale, mais aussi et surtout qu’il n’y a jamais rien de futile, juste des priorités des fois plus importantes que d’autres, mais que le « futile », peut-être bénéfique (je ne suis pas accroc du yarnbombing pour rien 🙂 )

Depuis cette période, je suis devenue photographe pro, me suis lancée dans la photo de mariage, et j’ai développé mon goût pour le reportage photo. En parallèle de ça, et parce que certains projets me tiennent vraiment à coeur, j’ai réalisé quelques reportages photo plus « perso » publiés ici sur le blog : du bénévolat à Noël auprès de l’association « les petits frères des pauvres », mais aussi et surtout plus récemment : sur la lamathérapie, pour aider à guérir avec le sourire  – et des lamas !

J’ai aussi grandi en milieu hospitalier, mon père y ayant fait sa carrière, et moi avec mes problèmes de santé qui m’y ont souvent amené… bref, vous l’avez compris maintenant, lorsque Virginie m’a contacté, mon excitation pour un tel projet a pas mal réduit mes nuits de sommeil jusqu’à notre rencontre pour parler de ce potentiel projet.

Virginie m’avouera plus tard qu’elle n’avait pas vu toutes ces informations avant de me contacter. Il semblerait que mes photos de mariage l’aient décidé à me contacter. Comme quoi… 🙂

Notre 1er rencontre fût passionnante. Passionnante d’échanger entre 2 artistes, mais aussi de deviner qu’on allait pouvoir s’entendre étant donné nos points communs, mais aussi, et ça reste un point important : que Virginie cherchait avant tout une photographe pro, et non une bénévole.

L’expertise, la connaissance des différentes facette de son propre métier, la responsabilité,l’engagement, mais aussi la crédibilité auprès des interlocuteurs, sont des éléments qui restent importants, et c’est rassurant que certains en soient conscients. J’étais tellement désireuse de réaliser ce projet, que j’aurai même envisagé le faire bénévolement, mais il est aussi vrai qu’à partir d’un certain niveau d’engagement, mais aussi de temps consacré, il est important de trouver un compromis qui satisfasse tout le monde, surtout sur le long terme, car ce fût un projet au long terme (et qui n’est pas fini dailleurs !) 🙂

LES OBJECTIFS

L’objectif final était de pouvoir livrer entre 25 et 30 photos à Virginie, afin de créer l’exposition photo dans les couloirs des services.

Au fil de ce projet nous avons rapidement eu l’envie de partager cette exposition et avons donc crée un 2e jeu de photos pour « nous », pour pouvoir le faire circuler et parler de cette belle aventure vécue ensemble.

L’idée était que j’accompagne Virginie lors de 5 visites les lundi après-midi, pour faire les prise de vue, une fois que nous aurions mis en place nos méthodes de travail.

Après plusieurs mois à échanger et travailler en amont sur notre organisation, j’ai fait une « pré-visite », avec elle en décembre 2016, afin d’observer et d’évaluer si nous avions bien pensé à tout….

et c’est là que je vous parle des …

CONTRAINTES & CONSEQUENCES

*** LES AUTORISATIONS ! ***

Un des premiers points que j’ai soulevé lorsque j’ai rencontré Virginie a été : les autorisations !!!!

(ATTENTION, ALERTE ROUGE, trucs qui clignotent partout, et PANIQUE A BORD !!!!)

🙂

Sujet mineurs, malades, parents fragiles, destabilisés, et puis, les soignants aussi. Ce fût vraiment ma plus grande préoccupation, pendant les 8 mois d’échanges et de préparation que j’ai eu avec Virginie avant ma pré-visite.

On a beau connaitre le sujet, c’est toujours délicat. Comment l’aborder, comment intervenir, à quel moment, et puis : un document  trop long ou trop court pourrait amener à des refus. Comment expliquer ma présence dans cette chambre d’hôpital, auprès d’une violoniste, qui déjà, pour certains, n’a rien à faire ici ?

Je n’étais au final, que la pièce rapportée, d’une autre pièce rapportée.

Et puis, mon appareil est gigantesque, il est noir, on ne voit que lui, il fait peur…

Et puis des photos ? Mais pour en faire quoi ? pour qui ? pour mettre où ???

BREF, J’AI EU PEUR !

—-Oui, voilà, vous comprenez peut-être mieux maintenant pourquoi je ne diffuse pas de photos ici, même si nous avons les autorisations des parents concernés bien entendu, par extrême précaution, je ne souhaite pas diffuser sur internet ces photos, qui de toute façon restent un outil de mise en valeur du travail de Virginie (et non du mien).

Je pourrai, mais je ne souhaite pas, ça n’est pour moi pas le but, et je peux vous assurer que cela a été le fruit de beaucoup de reflexion. L’égo de devenir une superstar est parti coucouche panier.

Par précaution, pudeur mais aussi déontologie, et respect, je n’aborderai pas en détail les maladies, prénoms, et certaines situation vécues lors de ces moments là…. ça pourrait être tentant pour vous raconter ce projet mais NON 🙂

J’ai fait des cacas nerveux dignes des plus grandes star de la pop music, lorsque certains organisateurs d’exposition nous demandaient des photos de l’expo pour « imprimer sur un programme », ou pour que les « gens ramènent un souvenir de l’expo »…. Nous avons une photo principale de présentation qui sert à ça.

On n’est bien sûr jamais à l’abri d’un organisateur foireux qui ne lit pas nos consignes et fait des copier coller. Et j’ai appris à lâcher du lest sur cet énervement là car oui, même quand tu t’imposes des conditions éthiques drastiques, et bosse pendant des mois sur un sujet, il y aura malheureusement toujours des gens qui baclent leur boulot et pourrissent un peu tout ça. (mais aussi, comme on me le fait remarquer : des idiots qui pourraient prendre en photos avec leur portable ton expo, et partager ça sur Facebook). oui oui, idiots, je l’ai dit.

Il va falloir s’y faire. Il falloir apprendre la juste mesure, cela reste un ensemble d’éléments pour parler et promouvoir l’intervention d’une violoniste en milieu hospitalier. Mais je ne souhaite pas être responsable de sa diffusion sur internet. Et en fait, cela mériterait tellement qu’on en discute ensemble, que Virginie vous parle de son travail, vous fasse écouter sa musique, que les expositions photos et les conférences nous semblent aussi bien plus appropriées qu’une photo copiée collée sur Facebook par votre voisine. 🙂

 

— Au final, contre toute attente, la difficulté principale, n’aura pas été d’obtenir l’accord des parents. Cela aura été bien plus simple que prévu. Je pense que Virginie et moi avons tellement travaillé sur le sujet en amont, sur la manière de présenter la chose, mais aussi d’être avec les familles, que nous n’avons pas rencontré de refus majeur lors de ces visites.

C’est au final avec le personnel SOIGNANT que cela aura été le plus difficile. Je peux même parler d’ECHEC et de DECEPTION en fait pour ce projet. Aucune de nous 2 pensions rencontrer une telle hostilité face à ma présence, et je dois dire que bon… DOMMAGE 🙁

J’ai compris les difficultés que rencontrent les services hospitaliers : la pression, le surmenage, la précision d’un tel métier auprès des nouveaux-nés, le turn-over…. j’ai aussi découvert que même avec un affichage depuis des semaines annonçant ma présence auprès de Virginie, mais aussi une communication interne, rien n’y a fait.

ça a été très frustrant d’entendre des refus de photographier, avec des fois des raisons évoquées pour des questions de brushing, d’ongles pas fait, ou de « j’ai une sale tête ». C’est votre droit, certes, mais ma mission n’était pas là, mais de mettre en valeur le travail de Virginie lors d’un reportage, et aussi votre travail. J’aurai adoré mettre en valeur votre travail. TANT PIS.

Entre la prise de vue et l’affichage d’une exposition, il y a plusieurs étapes de selection, mais aussi des choix de cliquer ou pas, du travail avant et après, et surtout : un travail de pro. Dommage !

Sur une expo d’une vingtaine de photos, nous avons seulement 2 ou 3 photos avec des soignants ou des « bouts de soignants » – oui, le cadrage quoi. Nous en espérions tellement plus.

Autant vous dire que lorsqu’on en avait une qui était ok, j’avais vraiment la pression et croisait les doigts pour qu’il se passe des choses merveilleuses et que les photos soient toutes aussi chouettes 🙂

Moi qui me rêvait en grande reporter pour documenter la vie à l’hôpital, je peux vous dire que ce rêve a rapidement été anéanti par l’accueil fait par certains soignants du CHU.

Heureusement, ça n’était pas tout le monde, merci donc énormément à celles qui ont bien voulu me faire confiance, J’espère que l’exposition dans les couloirs vous rappelle la chance que vous avez de faire votre métier.

🙂

 

*** NE PAS FAIRE DE LA « PHOTO DE MATERNITE » ***

non… surtout pas. L’idée était de faire du reportage. Pas de photos posées, JAMAIS.

Je m’adapte à mon environnement, et autant vous dire que c’est du challenge (voir le prochain chapitre) et reste en retrait.

Enfin en retrait, c’est à dire que je laisse vivre les gens. Comme indiqué plus haut : je suis la pièce rapportée d’une pièce rapportée dans cette chambre d’hôpital. Un peu de pudeur n’a jamais tué personne.

Je ne suis pas là pour faire du beau à tout prix, mais pour montrer ce que je vois dans le travail de Virginie.. nuance.

Je ne suis pas là pour faire plaisir aux parents mais pour satisfaire le besoin de Virginie de documenter ses visites musicales, dans un aspect le plus complet possible. Challenge compliqué sur les dernières visites car il « manquait » certaines photos dans l’ensemble que je souhaitais transmettre (cadrage serré, ambiance, les parents, les soignants, et plein d’autres aspects)…

🙂

Je ne suis pas là pour vendre des photos, je suis là pour le besoin de Virginie. Bien entendu nous avons offert des tirages aux parents lorsque certaines photos nous plaisaient, mais ça n’était pas forcément celle qui au final sont  selectionnées dans l’ultime sélection de photo pour l’expo.

 

*** LA MALADIE et autres anecdotes ***

Je n’ai jamais su de quoi souffraient les enfants, Virginie non plus. Une manière pour nous de nous protéger, mais aussi parce que ça n’est pas notre boulot, ni notre mission. J’aurai peur d’être influencée. Les « ça va », « c’est un peu compliqué en ce moment », ou les « ça lui ferait beaucoup de bien » que nous transmettaient les soignants, sont des informations suffisamment utiles pour ne pas avoir besoin d’en savoir plus.

J’ai essayé d’apprendre à ne pas dire « au revoir merci, et à bientôt », en quittant une chambre d’hôpital. Le moment passé ensemble était doux et magique, et en ouvrant la porte on retrouve sa politesse automatique, mais dérangeante dans un tel contexte….

 

*** LA LUMIERE (et l’espace) ***

ah ah ah…. la lumière !

On a rapidement compris lors de ma « pré-visite » en décembre, qu’il faudrait attendre mars pour revenir. La lumière et les journées très courtes compliquaient inutilement la tâche.

Respecter le rythme des bébés (et des parents), mais aussi mes contraintes de lumières.

Bien entendu pas de flashs, pas de projecteurs, rien. Juste moi, et mon appareil photo. Un objectif (24/70mm), et une chambre d’hôpital toute petite, remplie de membres de la famille…. et d’un bébé tellement petit qu’on ne le voyait pas en entrant dans la pièce.

On ne le voit dailleurs par forcément sur les photos, et on sait pourtant qu’il est bien là. Petit mais présent. Très présent ! 🙂

Il a fallu retranscrire tout ça lors de mes photos.

L’espace, et les machines, les très grosses machines. Dans un moment intime (et pas forcément très joyeux), alors que toute l’attention se porte sur la potentielle réaction du bébé à la musique jouée par Virginie, vous l’entendez la grosse patate de photographe là, au fond de la pièce, qui fait tomber du matos par terre ou se prend les pieds dans les fils des machines ? 🙂

Non, ça n’est pas arrivé, mais j’en aurai été capable. Apprendre à me déplacer le moins possible pour limiter le dérangement, tout en étant capable d’être là, au bon angle, au bon endroit, pour capter ce qu’il s’est passé. Dans un espace très restreint, avec beaucoup de « géants adultes », et un tout tout tout petit bébé. Un vrai travail de précision.

CHALLENGE ACCEPTE !

🙂

 

*** LA MUSIQUE – et moi ***

et oui, il a fallu que je me mette à chanter (oh pauvre !) 🙂

Se pointer dans une chambre d’hôpital en binôme avec une musicienne, c’est devoir, si on veut se fondre dans le moment pour rester discrète, aussi se mettre à chanter.

Là où le violon est relativement le bienvenu dans une chambre d’hôpital (ça ne peut pas faire de mal a priori), l’appareil photo lui, l’est beaucoup moins, surtout quand il s’agit d’un enfant malade. Pour se faire oublier, mais aussi pour ne pas être la seule à regarder tout le monde, et oui, j’ai dû participer ! 🙂

Virginie joue un répertoire très varié de berceuses du monde, pour enfant, dans différentes langues et culture. Ce fût un régal pour les oreilles, une plongée dans certains de mes souvenirs les plus tendres. Mais me mettre à chanter devant des inconnus, c’était compliqué pour moi. C’est aussi ce qu’ont dû se dire les parents, alors j’ai joué le jeu et contribué au moment d’échange, pour ne pas être à mon tour juste une observatrice mais aussi partager ensemble.

Et sinon, niveau photo, comment faire deviner qu’il y a de la musique sans devoir à tout prix prendre 30 photos de violon ? ça, c’était un autre challenge qu’il a fallu relever, sans oublier tout de même que l’ensemble de l’expo représente un message, une certaine cohérence sur le sujet imposé.

 

*** LA PRISE DE VUE ***

Qui dit musique dit rythme… et mon appareil photo fait du bruit lorsque j’appuie sur le déclencheur.

Ce projet photo aura été à l’opposé de mes habitudes de prise de vue en photo de mariage :

  • Cliquer en rythme avec le chant ou la musique de Virginie. Pour ne pas déranger, pour être dans le temps, pour laisser le moment vivre et faire oublier que je suis là.
  • J’ai rapidement compris qu’il fallait que je shoote beaucoup moins qu’à un mariage, pour ne pas déranger le moment, mais aussi par respect, retenue, pudeur. Shooter super juste, au moment précis. Là où, lors d’un mariage, j’ai une moyenne de 2500 photos sur 16h de reportage (journée entière), sur un après midi avec Virginie, je revenais chez moi avec 15 à 30 photos en boite.
  • Alors qu’en photo de mariage on m’attend avec impatience dès le petit matin, et que vers 14h je commence à connaitre le noyau dur de la famille, là cette fois-ci, je me suis retrouvée dans une situation bien différente : plongée dans la détresse, la tristesse, l’inquiétude, et les situations familiales parfois difficiles de ces personnes, à devoir débarquer avec toute ma bienveillance pour prendre des photos d’une musicienne, et accessoirement, de vous aussi Madame Monsieur, et de votre bébé si vous m’y autorisez. Pas évident. Du tout !
  • Mais c’est ce qui a rendu le travail intéressant justement.
  • Ne pas déranger Virginie lorsqu’elle joue, en me positionnant au dessus d’elle, accroupie auprès du bébé lové dans les bras de sa mère (ne pas perdre l’équilibre non plus ni lui tomber dessus – bref, éviter les cascades, et les déplacements.. ne pas se prendre les pieds dans les fils des machines)
  • de la pudeur, beaucoup de pudeur. J’estime que, tout comme pour la photo de mariage et malgré le contexte, c’est une chance que j’ai eu de pouvoir partager ces moments avec ces personnes que je ne connaissais pas. La pudeur de la photographe, c’est être capable de prendre la photo au bon moment, en dérangeant le moins possible, en respectant leur intimité, leur vie privée, et surtout : le moment.
  • et puis…..

*** GERER MES EMOTIONS ***

Là encore, on ne peut pas dire que l’ambiance soit la même que lorsque je vais faire des photos de mariage.

La fatigue, l’inquiétude, les disputes de couple, ou les complications médicales, la déception d’apprendre qu’il va rester encore un peu à l’hôpital, et puis il a perdu du poids, ou alors il y a trop de bips sur ces machines, la manière, de chaque parents (et enfant), de vivre ce moment… tout ces paramètres font qu’arriver dans une chambre d’hôpital avec un grand sourire et sa dose de bienveillance n’est pas forcément suffisant.

Forcément on se fait absorber, et je dois vous dire que c’est aussi pour ça que je fais ce métier.

Contrairement à Virginie, qui a appris à prendre de la distance, pour se protéger et continuer à faire ce beau métier et ses visites, moi, je suis une éponge émotionnelle. C’est pour ça que je fais ce métier et c’est comme ça que je veux le faire.

La bienveillance m’a protégé, mais la gratitude aussi. Je suis reconnaissante de la possibilité qu’il m’a été donné d’effectuer ce reportage. De pouvoir témoigner, à travers mes images, mais aussi ce récit, de ce que j’ai vu, et ressenti.

j’ai pleuré, mais pas que de tristesse, fort heureusement. J’ai décidé dès le départ (et je pense que c’est aussi comme ça que Virginie amène les choses), de mettre mon vibreur de bienveillance en mode ON puissance 12 000, et j’ai pris l’appareil photo. Virginie dit souvent qu’elle joue de la musique non pas à l’enfant malade, mais à la partie de l’enfant qui va bien. L’enfant malade est trop occupé à lutter et on ne veut pas le déranger dans cette tâche. Par contre, l’enfant qui va bien en lui, appréciera sûrement un peu de musique pour continuer à aller bien.

Je dis souvent « peu importe ce qu’il arrive, tant que les photos sont chouettes ». C’était un peu plus difficile cette fois-ci, mais j’ai la chance tout de même de pouvoir cacher mes yeux qui piquent par mon appareil photo.

Trop d’émotivité pourrait aussi inquiéter, ou déranger. Ce projet m’a permis de développer mon sens de la retenue, et ma pudeur, j’utilise encore ce mot.

Je dis souvent qu’on est responsable de l’energie qu’on apporte en entrant dans la pièce. Loin de moi l’idée d’entrer dans une chambre avec un visage qui indique « oulaaaaaaaaaa mais c’est quoi tout ces tuyaux, et ton bébé est tout petit ça craint…. oula et puis tu as une sale tête t’as pas dormi ?)

non, ça c’est digne d’une photographe bénévole touriste. Pas mon cas.

Et puis, je ne suis pas impressionnée par le milieu hospitalier, j’ai grandi dedans.

Par contre, ce qui est interessant justement, c’est que suite à ce reportage, et aux expositions, il y a des fois un décalage entre les photos, et mon ressenti, et celui des personnes qui la regardent.

Alors que pour certaines photos, je vois la puissance d’un couple qui s’aime fort, les spectateurs eux, verront plutôt un enfant avec des tuyaus partout…. Avoir certaines expressions d’enfants sur les photos amène à des commentaires du type « ohhhhhh » « trop mignon », des spectateurs, ce qui a été un peu destabilisant pour moi lors des vernissages, car j’ai moi en souvenir le contexte… la douleur, la souffrance, les tuyaux, les bip bip des machines et les parents super inquiets.

Je suis ravie d’avoir réussi à dégager en photo un peu de la douceur et magie qui opérait lors de la présence du violon à l’hôpital… et du coup, vous vous le demandez sûrement mais alors, j’ai vu quoi ?

ET ALORS, « VIOLON A L’HOPITAL », c’était comment ?

Magique, intense, passionnant, génial !

si vous avez lu jusqu’ici, (bravo !), il est temps pour moi de vous dire ce que j’ai vu, compris lors de ce fantastique projet, car vous n’aurez peut-être pas la possibilité d’entendre Virginie vous parler de son travail, ou de nous croiser lors d’une de nos conférences sur ce projet. J’espère que vous  aurez la chance de l’entendre jouer du violon 🙂

J’ai débuté ce projet, comme je le disais, dans l’espoir de faire un grand reportage sur la vie à l’hôpital lorsqu’une musicienne violoniste arrive dans leur service. J’ai vite été rattrapé par la réalité des choses, pour me concentrer sur une approche plus précise, et plus intime, dans les chambres, avec les familles.

En plus d’avoir construit une formidable amitié avec Virginie, tout au long de la préparation en amont de ces visites (8 mois de boulot quand même) j’y ai aussi découvert, lors de nos séances, un travail formidable de musicienne.

Un travail en collaboration avec l’équipe soignante (où intervenir, à quel moment, faire le point sur l’intervention en sortant des chambres), un travail qui a pris du temps à être mis en place, au fil des années. Mais aussi un travail de recherche gigantesque, pour développer son répertoire, et l’adapter à son public très varié. Et puis, répéter, apprendre, s’entraîner, améliorer, adapter, et recommencer.

Un partage, un échange, que je pensais être orienté plutôt bébé/musicienne, mais il s’avère que cela va bien au delà de ça. La musique (de Virginie) apaise les parents, soulage, détend, crée des pauses dans le temps, permet au bébé de calmer les choses, ou se réveiller en douceur, retrouver le rythme pour téter une maman à bout… de nerf, de fatigue, ou de détresse. Une chanson basée sur la respiration amène à une détente générale dans la pièce, alors qu’un rythme enjoué irlandais (ou hollandais ?) 🙂 stimule tout le monde et amène sa dose de bonne humeur ou de jolies retrouvailles.

D’une semaine à l’autre nous avons vu ou revu des bébés dont l’état de santé a évolué, des parents qui nous accueillent avec les yeux humides après avoir chanté toute la semaine les chansons distribuées par Virginie pour réviser pendant son absence. Elle exerce aussi un superbe travail de sensibilisation à la musique.

La musique crée du lien, entre les parents et l’enfant, entre nos origines et qui nous sommes, et permet de transmettre et de partager. Virginie a le talent d’être allée puiser dans certaines cultures pour raviver des souvenirs musicaux dans des familles multiculturelles. Et ça, les bébés ont les compétences de le comprendre. (« les compétences des bébés » est un terme que Virginie utilise souvent).

La musique crée aussi du lien dans une fratrie. Les comptines qu’on apprend à vos enfants à l’école maternelle sont d’importants moments partagés avec le nouveau petit frère ou petite soeur. Les ainés se retrouvent chamboulés avec ce nouvel arrivant, qui en plus habite à l’hôpital pendant un moment et inquiète tout le monde. La chanson permet de réunir tout le monde et créer du lien.

A l’hôpital, la musique amène aussi un moment de douceur, de détente, pour calmer le stress, ou la pression d’un acte médical. Changer les idées, volontairement ou pas, pendant qu’un enfant se fait soigner, ou peut-être que c’était pour appaiser le soigneur en fait ? 🙂

Tisser du lien au fil des notes, replonger les mamans dans leur propre enfance à l’heure où elles doivent apprendre à être mère à leur tour, mais à l’hôpital, dans le stress des bips des machines.

J’ai aussi vu des couples forts, qui s’aiment, tellement, tellement fort .  (jsuis pas photographe de mariage pour rien hein 🙂 ) dans la difficulté de moments d’inquiétude terribles. La musique a aidé tout le monde à se détendre en pleurant un bon coup.

Et puis les bébés ! J’ai beau les connaitre un peu,  je n’aurai jamais pû imaginer qu’un petit être des fois bien bien plus petit qu’un violon, soit capable d’exprimer son intérêt, (ou une quelconque réaction en fait), sans même avoir la parole, ni même de sourcils à froncer. 🙂

J’ai pu assister, grâce à ce reportage, à des moments de vie bouleversants, des échanges fantastiques et appaisants, en musique, et autres expressions qui rendent chaque note très précieuse.

Je ne remercierai jamais assez Virginie ainsi que les familles qui m’ont fait confiance en autorisant ma présence à leur côté lors de ce reportage.

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Visiter le Pilat en mobylette

Le Pilat, vous savez où c’est ? C’est un parc naturel régional entre St-Etienne et Annonay, au sud du département de la Loire, et à la frontière de l’Ardèche et de l’Isère.

L’office de tourisme de la Loire, et celui du Pilat organisaient, avec les igers st etienne, une sortie de découverte visite (et dégustation) dans le Pilat, spéciale instagrammeurs (mon compte ici )

J’avais déjà participé à plusieurs instawalk dans la Loire (la cueillette des myrtilles dans le Forez, et une sortie neige dans le Forez), et j’avais super méga adoré ces journées.

Ce jour-là, le thème c’était : MOBYLETTE !!!

J’ai toujours rêvé de faire de la mobylette et d’en avoir une, mais je n’en ai jamais eu une (j’ai fait des crises d’epilepsie jusqu’à la fin de mon adolescence, forcément, ça limite 🙁 ). Alors lorsque j’ai vu le thème de cette prochaine sortie, j’ai hurlé d’excitation, et bloqué la date à coup de feutre rose fluo mon agenda. 🙂

Franchement, faire 2 heures de route pour rejoindre cette équipe, et rencontrer un pti groupe d’instagrameurs voyageurs et curieux, moi je dis : YES PLEASE !  Passer la journée à  rencontrer du monde, découvrir des chouettes endroits, apprendre des choses et déguster des trucs trop bons, et aller d’un lieu à l’autre en mobylette, les cheveux au vent et le sourire jusqu’aux oreilles, HELL YEAH !!! 🙂

Et comme à son habitude, l’organisation de cette journée était au top… Du bonheur à chaque minute !

Si tous les offices de tourisme pouvaient s’inspirer de leur travail et manière de promouvoir leur territoire je vous assure que le monde du tourisme, le monde rural et les petits artisans s’en porteraient mieux, c’est certain ! 🙂

Bravo à vous et encore merci pour cette super journée !

Entre l’envie de profiter à fond de cette journée, et l’envie de faire un vrai reportage photo, j’ai décidé de faire les 2 : savourer tranquillou, mais ne pas venir avec mes 10kg de matos photo, juste mon pti reflexe à la retraite et un objectif… Visiter le Pilat, savourer le soleil sur mon visage, les cheveux au vent et la vue sur ces paysages grandioses, et ensuite seulement prendre des photos…

Je vous invite vraiment à vivre cette expérience, et partir explorer le Pilat… les photos sont le souvenir d’un moment, d’un lieu, d’une expérience… mais la vivre est encore mieux ! 🙂

Allez, mettez votre casque, et n’ayez pas peur, c’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!

Exploration du Pilat en mobylette ! 

Petit matin, on récupère les mobylettes chez L’Echappées Brelles  , à Bourg Argental (leur page Facebook), petite leçon pour savoir gérer ces vieilles dames, dont les plus jeunes ont… mon âge !

Direction  Les Bonbons de Julien, une fabrique de bonbons à Bourg Argental toujours, pour une petite visite de l’atelier, et une dégustation bien sûr ! (leur page Facebook ici)

Oh et puis futurs mariés, puisque bon, jsuis aussi et surtout photographe de mariage, vous y trouverez là des super berlingots sans produit additif ou conservateur… c’est du naturel, c’est du local… et c’est bon !!! 🙂

J’ai adoré les explications du chef, on sent aussi qu’il doit être super à l’aise avec les enfants pour leur faire découvrir son métier. Allez-y ! Pour apprendre, voir et gouter (et puissss l’odeur dans l’atelier— > bonheur !).

Découvrir comment les rayures des berlingots sont faites…

C’était ptêtre moins drôle pour lui par contre, d’être entouré par notre équipe de paparazzis 🙂

Et là, un des nombreux moments magiques de cette journée : j’ai ENFIN pu voir comment on faisait pour mettre les batons dans les sucettes ! (c’est le boulot de cette vieille machine !) 🙂 🙂 🙂

Quelques petites photos avant de partir !

Et c’est reparti, cette fois-ci en direction de la Ferme du Prince, à Colombier.

ça monte, et je découvre qu’il faut pédaler dans les montées (et travailler un peu son cardio si tu veux avancer).

Eclat de rire à chaque fois que je me fais doubler, et le sourire des conducteurs des voitures que nous croisons vaut tout autant l’expérience ! 🙂

C’était donc le moment parfait pour intégrer la voiture balai et faire quelques photos, en se prenant pour une grande journaliste du Tour de France !  (c’est pas gagné hein) 🙂

Le paysage est superbe, la route est délicieuse,

La ferme du Prince éleve des vaches « highland cattle » et des cochons aussi.

J’adore la charcuterie. Quand je vivais aux USA,c ‘était un des trucs qui me manquait le plus. Depuis que je vis en Auvergne, je découvre, à chaque nouvelle rencontre de producteurs, que les grandes marques et les grandes surfaces nous vendent vraiment de la merde (ou en tous cas des produit qui n’ont plus du tout le goût du produit d’origine).

Ici, une fois de plus, y a pas d’additif, y a pas de colorant, c’est simple et brut,dans le bon sens du terme, et c’est fait sur place….

La dégustation est impérative, et la visite du champs pour rencontrer les vaches, ainsi que la porcherie était juste un moyen de plus de découvrir tout l’amour qu’ils portent à leur travail, une passion pour leur métier, sans chichi, juste bon et bien (comme j’aime quoi !) 🙂

Je vais avoir beaucoup de mal à manger du Cochonou. et du Madrange, encore plus après cette visite, alors j’ai ramené des souvenirs dans mon sac pour l’apéro 🙂

Et là, c’est le drame : en allant rejoindre la porcherie, dans la voiture balai, notre groupe s’espace les uns des autres, et le dernier mobylette man zappe la route à droite où il fallait tourner et continue tout droit,  SEUL ! 🙂 🙂 🙂

« On va le chercher ou pas ? Il va comprendre qu’il s’est trompé  à force de rouler tout seul sans personne devant non? Ou va essayer de rejoindre le groupe devant qui n’existe pas ? » 🙂

On décide de le suivre, morte de rire en klaxonnant comme des tarées derrière lui pour lui faire comprendre que « hey mec, arrête toi, faut faire demi-tour, c’est par là-bas derrière qu’on va ! »

Et non, il ne nous entend pas, trop absorbé par la route. Faut dire que la route est chouette, et la vue supra chouette. Il nous aura fallu 5mn pour le rattrapper, à un carrefour, et hop, demi-tour. Tentative d’évasion ratée, mais, bien joué Monsieur ! 🙂

Mal au ventre à trop rigoler ? CHECK ! 🙂 Mais je comprends tellement… cette sensation là, de liberté, lorqu’un peu plus tard, j’ai repris les rennes d’une bécane ! 🙂

Allez, on va voir les cochons ?

Là encore, j’ai appris pas mal de trucs sur l’élevage, vraiment interessant, tant qu’à manger des choses, autant s’intéresser à leur fabrication, et les métiers qui gravitent autour ! 🙂

Et ça n’était que le début de la journée ! Dingue !

Hop, on reprend les bécanes, là, le sourire jusqu’aux oreilles, le temps est splendide, la vue tout autant et puis : ça descend ! 🙂

Direction la ferme des Grillons pour le déjeuner, mais avant ça, on se double, on s’arrête, on rigole et on savoure !

La route est belle, et moi qui adore conduire, là, en mobylette, c’est juste le top !

Les larmes aux yeux, c »était pas que le vent dans les yeux hein… mais un peu plus que ça ! 🙂

La ferme des Grillons est une table d’hôte, dans un super décor. Une cuisine locale, produite sur place, délicieuse.

Eleveurs de grillons, ils étaient aussi au menu, mais je dois avouer que j’ai beau aimer voyager et partir à l’aventure, j’ai beau être curieuse, niveau gastronomie, je ne suis pas trop une aventurière… J’ai passé mon tour.

Quelques minutes pour prendre l’air et admirer les lieux, avant de reprendre la route 🙂

et hop, dernière étape de notre périple dans le Pilat, le Domaine Farjon, viticulteur, pour une visite et dégustation de vins. (leur page Facebook ici )

Avec une super vue sur le Pilat et les 3 dents 🙂

Sur le chemin du retour, s’arrêter dans les vignes pour admirer la vue… c’est la fin de la journée, et la lumière réchauffe nos visages, un régal !

Le village de Malleval, en contrebas

Et c’est la dernière « ligne droite », vers la fin de cette superbe journée ! Le soleil descend, et nous finissons les derniers kilomètres qui nous ramènent à Bourg Argental, toujours le sourire collé au visage (et les mouches aussi) 🙂

Une journée splendide, un paysage qui l’était tout autant. C’est ce genre de journée qui me fait aimer ce que je fais, et qui je suis : curieuse de découvrir de nouveaux lieux, de rencontrer des nouvelles personnes et d’apprendre, et partager ici cette expérience et mes périples ici et là.

J’ai le sentiment de connaitre un peu plus le Pilat après une telle journée, et je n’ai qu’une envie, y retourner (et m’acheter une mob’ !). L’expérience était à la hauteur de mes espoirs, et la mobylette est vraiment, je trouve le moyen idéal pour découvrir une région : tranquille, sans trop d’effort (mais un peu quand même, faut pas se mentir), rigolo, et pas trop dangereux, enfin ça dépend comment vous conduisez hein. 🙂

Bref, à refaire, ici ou ailleurs, mais y revenir dans le Pilat, c’est certain !! !

Vous pourrez retrouver d’autres photos de cette super journée en jetant un oeil aux comptes instagram et/ou Facebook des autres participants :

Pilat parc régional,    Loire Tourisme  /  En_Instantané Jcg48 Amiga de la foto Blandinette 42 /Leszed / RemybobphotographyGeorges Magand / Dine4285 / Mummumvf 

🙂

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Mariage chic au château du Maréchal Fayolle

Quand le Chili et la France se rencontrent, c’est un mariage chic au château du Maréchal Fayolle (près du Puy en Velay), que nous célébrons aujourd’hui sur le blog.

Perle et Patricio, petit couple charmant vivants à Paris, ont décidé de se marier en Auvergne, un peu par hasard, sans trop connaitre la région, et en fait, pourquoi pas ? C’était l’occasion de passer un super week-end à la campagne pour leurs invités, et de profiter aussi du charme pittoresque des vieilles bâtisses auvergnates.

Cela m’a permis, quant à moi, de découvrir le château du Maréchal Fayolle, lieu de réception splendide

Le magnifique gîte du château du Maréchal Fayolle, la splendide robe de mariée (dont j’ai oublié de noter la marque), les superbes cheveux blancs de la maman de la mariée, des conversations en espagnol, ici et là.

Mais aussi des demoiselles d’honneur qui se mettent le panier d’offrande sur la tête en guise de chapeau 🙂 des tout petits bébés qui ont chaud dans le temple et prennent l’air dehors, une balançoire dans le jardin qui a fait bien des heureux, un témoin qui me photobombe mes photos discrètes de la mariée (grrr tu m’as eu !) :), mais aussi un couple qui s’aime fort fort fort, et une déco au top…

Alors voici en photo, un petit récapitulatif de cette belle journée !

Cérémonie religieuse : temple du Puy en Velay

Coiffeuse : XP’Hair

Barbier : Laurent Bastet – au Puy en Velay

Maquillage : Rêve d’Aphrodite 

Fleuriste : L’atelier des fleurs

DJ : Cronie Events

Préparatif, lieu de réception et traiteur : château du Maréchal Fayolle (leur site ici)

🙂

Tellement chouette que j’y retournerai bien 🙂

 

 

 

 

 

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2016, une année bien occupée !

Je voulais intituler cet article « 2016, une année intense », mais je me rends compte que c’était le titre qui résumait mon bilan pour 2015 🙂

Nous sommes à quelques heures du passage en 2017, et il est temps de faire le bilan, mais aussi de fixer un peu les objectifs pour 2017…

Le bilan, là, je peux dire qu’il est bon, 2016 a été une année intense, c’est certain, très très occupée, et j’ai l’impression de ne toujours pas avoir le temps là, de me poser pour juste glander un peu ou aller me promener. Zut, c’est pas censé être la période creuse pour moi là ? 😀

En 2016, j’ai réussi à développer mon activité de photographe de mariage, en remplissant l’agenda, sans avoir de job salariée à côté…

Fin 2015, j’espérais pouvoir shooter entre 12 et 15 mariages, et j’ai atteint ce résultat, c’est donc une bien belle réalisation, et de bien belle personnes rencontrées ici et là, partout en France.

En 2016, j’ai, après presque 20 ans à avoir mon permis, ENFIN acheté ma première voiture… fini la location, fini les trajets en bus, mais aussi, fini d’habiter en plein centre ville. Les 2 évènements sont liés : dès que j’ai eu ma voiture, j’ai prospecté pour quitter le centre ville de Clermont-Ferrand, pour m’isoler un peu plus, dans une petite ville du Cantal.

Je sais, il ne faut pas comparer, mais aujourd’hui, j’ai une pièce spéciale pour mon bureau et mon activité d’artiste en fibre textile, pour un loyer 2 fois moins cher que ce que je payais en région parisienne.

Et cela ne me manque pas une seconde… Quand je pense que ça fait à peine 2 ans que j’ai quitté Paris. Le temps passe vite mais pas tant que ça au final.

Avoir une voiture m’a apporté (un coup de stress au business plan), mais aussi une grande liberté… voyageuse un jour, potentiellement voyageuse toujours 🙂

J’ai parcouru environ 20 000 km en 5 mois, et j’en ai profité dans la foulée pour explorer la France (et je n’ai pas encore mis grand chose sur le blog à ce sujet – ça viendra dans les semaines à venir).

En 2016, j’ai aussi un peu plus établi mon identité d’artiste fibre textile, notamment en mettant en place des ateliers tricots à Clermont-Ferrand, pour l’association Les Petits Frères des Pauvres, dans le cadre d’un projet de yarnbombing que j’ai monté bénévolement avec eux. Cette association me tient à coeur, et c’était pour moi une belle opportunité pour les aider en y apportant ma touche créative. (J’en parle ici, sur mon blog tricot)

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Alors petit retour en photos, sur ce qui, pour moi, restera vraiment les moments marquants de 2016 :

  • En 2016, j’ai vu des kilts…et j’ai pas mal parlé anglais pendant cette saison de mariages 🙂
  • Que ce soit lors du mariage de Jill et Françoisjill-francois-25-juin-2016-104

ou quelques jours plus tard, lors de ce mariage sur l’Ile à Bois, toujours en Bretagne

irish-wedding-brittany-small-57irish-wedding-brittany-small-46

en 2016, j’ai dû poser l’appareil photo tellement les copines de Christine me faisaient rigoler lors de son enterrement de vie de jeune fille 🙂

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en 2016, j’ai aussi fait les photos d’un mariage avec 5 personnes (+ moi)… et c’était vraiment top ! 🙂

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et surtout : j’ai ENFINNNNNNNNNNN pu faire les photos de mariage pour un couple du même sexe, et ça, ça restera une des journées les plus émouvantes de l’année 🙂 Cathy, Sandrine vous êtes fantastiques ! 🙂

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Mais mes souvenirs de 2016 ne se limitent pas qu’à la photo de mariage ! En 2016, j’ai exploré l’Auvergne, mais pas qu’en paysages 🙂 Des moments forts , je retiendrai surtout :

  • j’ai ENFIN pu voir la tonte des moutons, apprendre, discuter, et me faire un avis (pour faire taire les « anti »)

tonte-de-moutons-small-36

Instameet Forez - small-99

Et cet été, j’ai savouré chaque seconde d’air pur et de soleil, lors d’une sortie cueillette de myrtilles 🙂

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J’ai rigolé en observant les moutons voraces, dévorer tout sur leur passage, en suivant la transhumance dans le Cantal 🙂

Transhumance Cantal - 10juin2016 - small-153

Et j’ai respiré l’air pur, en écrasant discrètement ma ptite larmichette, au sommet du Plomb du Cantal 🙂

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J’ai vu Quiberon, la côte de Granit Rose, l’île de Bréhat, le beaujolais, Reims, l’Auvergne, ici et là, et j’ai été kidnappé sur la dune du Pilat, par mes amis pour mon anniversaire.

J’ai écouté le brâme du cerf en pleine nature, récolté du safran, et rencontré tout un tas de personnes très chouettes !

Yep, ce fût une année intense, épuisante, mais gratifiante car elle me prouve qu’en mettant toute son énergie dans un projet, on peut réussir à obtenir des résultats.

Je n’ai pas forcément envie de m’étaler sur les aspects négatifs, ou les trucs frustrants de 2016, mais il y en a eu, c’est évident. Des grosses contrariétés familiales, des imprévus et catastrophes coûteuses, des projets annulés et déceptions en tout genre…

J’ai quand même eu mon lot cette année, mais je vais plutôt essayer de fixer les objectifs pour 2017, et la liste de mes envies :

En 2017, je veux maintenir le cap niveau mariages, objectif : au moins pareil que l’année dernière ça serait bien (et vu comme l’agenda est déjà rempli, c’est bien parti !).

En 2017, je veux mieux gérer mon stress et ma fatigue. 2016 a été éprouvante, plus que je ne l’aurai imaginé en fait. Beaucoup de déplacements = fatigue intense, et une vie sociale très très limitée pour compenser.

En 2017 je ne dois pas oublier mes amis. Facile à dire ici, moins évident à appliquer dans la réalité, quand la priorité reste quand même le boulot car en 2017, je n’ai plus de filet de sécurité financière.

pour 2017, j’aimerai continuer à développer mon identité d’artiste fibre textile, yarnbombing, et teinture de fils à tricoter, mais c’est en fait déjà en cours puisque je travaille actuellement sur un très gros projet dans ce sens.

(je n’en dirai pas plus pour l’instant, je vous invite à jeter un oeil sur Woola Oops pour ça)

Et en 2017, je sais aussi déjà que je vais travailler sur un projet qui me tient vraiment à coeur, dans la même lignée que mon reportage sur la lamathérapie, avec un reportage qui me fait frétiller d’impatience, dans un hôpital, avec une artiste violoniste en service réanimation pédiatrique. (la suite en image, en fin d’année 2017).

Oh et puis, tant qu’on est dans la liste des envies… en 2017, je veux perdre 15kg et tomber follement amoureuse…

🙂 🙂 🙂

Ah non, en fait, je veux juste continuer à rigoler comme je l’ai fait cette année… entre 2 coups de speed et de stress, et reportages photos
.

Je rêve de Toscane, de retourner en Andalousie, et rêvons, d’Oregon l’hiver prochain, mais je crois que déjà, si 2017 ressemble à 2016, ce sera vraiment bien.

🙂

 

 

 

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La récolte du safran en Auvergne

C’est au détour de mes errances et tentatives de sociabilisation en Auvergne que j’ai eu l’occasion de visiter l’exploitation d’un producteur de safran « Safran dans volcans », et de rencontrer Michel, passionné par cette fleur et ce produit si précieux.

L’avantage quand on n’y connait rien c’est que tout est à apprendre !

Je dois vous avouer ne pas avoir retenu tout ce qui m’a été expliqué ce jour-là (et pourtant, il en a des choses à dire sur le sujet ! :)), mais déjà, pour moi, voir, comprendre et surtout : sentir et gouter, c’était déjà de bien belles étapes pour me fixer des souvenirs et avoir l’impression de connaitre un peu mieux cette épice que je n’utilisais pas du tout.

La récolte du safran s’effectue en septembre/octobre, et les matinées étaient déjà bien fraiches (ça gelait ce matin là).

Le champs, était bien plus petit que prévu, mais en y repensant, ça semble maintenant logique : la fleur que l’on cueille pour le safran (le safran étant son pistil), est toute petite elle aussi, et du coup, inutil d’avoir des hectares à perte de vue de champs et de fleurs… à moins d’être une très grande équipe, ce qui n’est pas le cas ici.

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Il nous faudra quelques minutes pour pouvoir identifier et repérer ce que nous cherchions : la fleur !

Vous la voyiez ?

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L’objectif étant de récolter les fleurs avant qu’elles ne soient écloses, pour que le pistil (safran), soit le plus pur possible et le moins altéré par l’air (les animaux, l’humidité et tout ça).

Le plus pur = le mieux = le plus rare = le plus cher.

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Puis c’est à l’intérieur que nous aurons quelques explications supplémentaires mais aussi et surtout que nous pourrons séparer le pistil du reste de la fleur.

Le safran est donc issu d’un crocus, et c’est son pistil que l’on récolte (la partie rouge), qui est ensuite déssechée.

L’humidité, et la fragilité de la fleur font qu’il faut oeuvrer assez rapidement pour éviter d’altérer la qualité du pistil.

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🙂

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La visite s’est terminée par une dégustation de produits parfumés au safran, mais aussi et surtout par une session à sentir les différents « crus » de safran.

Je pense n’avoir jamais senti auparavant de safran en fait, mais cette odeur, je m’en souviendrai.

ça n’est pas une épice que j’utilise vraiment, mais je sais maintenant que si je dois un jour essayer, ce sera de la consommation française, et sûrement local en fait tant qu’à faire.

Des couleurs splendides, que ce soit de la fleur au pistil, et une odeur ennivrante, ce fût une bien belle matinée passée dans cette culture de safran.

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Le Plomb du Cantal

Ayant vécu 10 ans en région parisienne avant de poser mes valises en Auvergne, le seul Plomb du Cantal que je connaissais, c’était un délicieux restaurant à côté de Montparnasse, où j’ai pu découvrir l’extase de ma première truffade, mais aussi de toutes les suivantes 🙂

Mais maintenant que j’habite en Auvergne, au pays de la truffade, le nom de Plomb du Cantal prend un tout autre sens…
Je suis irrémédiablement attirée par le Cantal depuis le début (forcément, c’est le nom de mon fromage préféré), mais pas que, je le savais sans le savoir…

Et ça s’est confirmé dès ma première exploration de ce département, lors d’un roadtrip, à Salers, alors même que je n’avais pas encore trouvé d’appartement en Auvergne.
J’ai quitté Clermont-Ferrand cet été, pour poser mes valises dans le Cantal, et m’y sens déjà tellement bien.
L’automne est arrivé avant que ma saison de mariage ne se termine, et les températures ont baissé, il était donc grand temps d’aller enfin découvrir Le Plomb du Cantal, le vrai, le majestueux !

Le Plomb du Cantal est le point culminant des monts du Cantal et s’élève à 1855m d’altitude…(le Puy de Dôme, lui fait 1465m). Je vous laisse ce pti lien Wikipédia si vous voulez en savoir plus.

Ces photos datent d’une semaine au moment où je vous écris, et lorsque je passais dans le coin hier, tout était déjà recouvert de neige. On a eu du bol ! 🙂

J’aime cette nature, ce vide, ce silence et tout ces éléments s’entremêlant dans mes cheveux, mais j’ai encore du chemin à parcourir avant de me sentir à l’aise dans ces montagnes : suite à cette randonnée, j’ai attrapé froid et retrouve tout juste mon esprit, ma voix et mes narines 😀

Voilà donc, en photos, un petit récapitulatif de cette belle journée au sommet du Cantal 🙂

Une randonnée faite avec ma copine Valérie (jetez un oeil à son compte instagram si vous voulez découvrir l’Auvergne en beau !)

Allez, attachez vos lacets, c’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, on va tout là haut, à droit ! 🙂

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et puis là, tout au bout du chemin, cette petite porte, qui mène vers la libération… une ouverture vers d’autres paysages, les cheveux au vent…

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Retenez votre souffle….

Voilà… ça valait toutes les montées pour arriver jusque là (et là, en revoyant ces photos, j’ai déjà envie d’y retourner…) 🙂

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Si vous cherchez le Puy Mary, sommet très connu, qui domine avec ses 1783m, il c’est le sommet pointu (en triangle) sur la gauche du grand plateau 🙂

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Et voilà une vue totale en vidéo 🙂

Puis, redescendre les marches en bois du sommet,

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Pour aller se promener sur les crètes…. j’ai adoré ce moment ! C’était un peu flippant (#JeSuisUneChochotte), mais quel sentiment extraordinaire, et surtout : quelle vue !!! 🙂

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Et puis, se mettre en route pour redescendre, tranquillement mais sûrement, et avant de se faire surprendre par la nuit, car la différence de température à l’ombre se fait déjà bien ressentir…

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Qu’est ce que j’aime cet endroit, ces paysages, cette nature !

Un sentiment de calme, et en même temps une force de la nature. Même si le dénivelé est doux (contrairement au Puy Mary qui lui, coupe les jambes et le souffle) il n’empêche qu’on est en montagne, et que des précautions s’imposent… la nuit tombe, l’ombre est très fraiche, et le vent peut faire mal aux oreilles 🙂

J’aime vraiment de plus en plus le Cantal, et du coup, l’Auvergne d’une manière générale.

Cher Plomb du Cantal, tu manquais un peu de truffade ce jour-là, mais je te préfère nettement à ma vie parisienne de ces dernières années 🙂

Bon, par contre, pensez à suivre le chemin pour redescendre, parce que si vous faites comme nous, en coupant à travers champs, vous risquez de devoir passer sous des barbelés.

Une expérimentation du roulé boulet plus tard, je n’avais plus envie de me relever car au final, ces ptis talus sont bien bien confortables 😉 (merci Val pour la photo !) 🙂

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🙂

 

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Non, la tonte des moutons n’est pas violente

Depuis un moment maintenant, le tricot et la fibre textile, ont une grande importance dans ma vie… une forme d’art à part entière grâce au yarnbombing notamment et à la création d’une manière générale.
Au final, en y réfléchissant, je tricotais bien avant de faire de la photo, et travailler la laine (mouton, alpaga, chameau, soie, yak ou matières végétales) est pour moi devenu une sorte de thérapie, mais surtout un objet précieux que je collectionne au fil de mes voyages ou rencontre. Souvent on me demande quel est le lien avec la photographie, vous l’avez :  couleurs, textures et matières. 🙂

Travailler la fibre est aussi une forme d’art et d’artisanat ancestral précieux, et à sauvegarder selon moi.

Depuis maintenant 2 ans, j’ai une double identité professionnelle. Ici, Sandrine, photographe de mariage et voyageuse, mais aussi Woola Oops, tricoteuse, artiste textile, fileuse et depuis un an maintenant, je me suis lancée aussi dans la teinture de fils à tricoter.

Au fil de mes rencontres et de mes voyages, j’ai, ces derniers temps, de plus en plus été prise à partie par des personnes, souvent vegan et « anti-laine », qui, avec pour argument la défense et le bien-être animal, clament que la laine (et donc la tonte) c’est « faire violence à l’animal en l’empêchant de vivre pleinement et naturellement ».

MAIS BIEN SÛR !

Si je vous dis qu’une des personnes m’ayant dit ça un jour, était vegan convaincu mais portait un T-shirt « Pirate des Caraibes », sûrement Made in China, et fabriqué par des petits enfants non payés, je pourrai facilement partir sur un autre débat
MAIS CA N’EST PAS LE BUT DE CET ARTICLE…

J’ai vu passer à de nombreuses reprises, sur Facebook et autres réseaux sociaux, des vidéos de la PETA notamment, particulièrement horribles et violentes de cruauté et violences faites aux animaux (lésion, plaie, animaux balancés, blessures graves et morts, plaies, sang et autres), et appelant au boycott de la laine, et, plus récemment encore, de 30 millions d’amis sur le même sujet.

Comptez pas sur moi pour mettre le lien vers ces vidéos ici, s’il y a bien quelque chose qui me débecte, c’est la diffusion massive de violence gratuite pour justifier ses arguments de lutte contre la violence…

Sérieusement les gens, je n’ai pas besoin de voir vos vidéos, ni de voir à longueur de journée de la violence pour comprendre que ce monde est cruel et rempli de connards… je le sais.

Zut, je m’emballe encore…

En fait, ce qui me dérange vraiment avec tout ça, c’est l’appel au boycott de la filière laine.

Parce que NON, LA TONTE DES MOUTONS N’EST PAS FORCEMENT VIOLENTE ! ! !

A vrai dire, la tonte je n’y connaissais pas grand chose, mais depuis 1an et demi que j’habite en Auvergne, j’ai cette chance de pouvoir développer mes connaissances (et mon réseau), et pouvoir ainsi me renseigner, apprendre, découvrir. Parce que la laine, la fibre, ça m’interesse, m’intrigue, et surtout, c’est revenir à des savoir faire ancestraux où l’homme et l’animal cohabitaient ensemble sur la même planète.

Et vu que je me doutais bien que la PETA et les autres déconnaient un peu dans leur propagande agressive et extrêmiste, et ben vous savez quoi ? JE ME SUIS RENSEIGNEE

(technique que je conseille un peu à tout le monde… je vous assure, ça permet vraiment de ne pas croire tout ce qu’on peut vous raconter sur le net entre autre, ni de tout prendre pour argent comptant).

Christelle, alias Seraphita, une lainière avec qui j’ai l’occasion de temps en temps de filer la laine, ici, en Auvergne, et membre, tout comme moi, de l’association « la fibre textile », organisait fin septembre, un stage de tonte de mouton près de Brioude, en Auvergne.

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Un stage sur 3 jours, ouvert à tous, animé par Thomas, tondeur pro, et membre de l’Association des Tondeurs de Moutons

J’avais eu l’occasion de voir la tonte de moutons furtivement lors d’une fête de village en Auvergne cet été, et discuter avec un tondeur, mais là, l’occasion était trop belle : j’ai donc contacté Christelle pour lui demander l’autorisation de passer une matinée avec eux, pour découvrir, observer, et prendre des photos.

Comme indiqué plus haut, ce stage était ouvert à tous, et parmi les participants il y avait donc des novices, quelques eleveurs pas expert, et des débutants.

J’ai pas mal discuté avec tout le monde, et appris énormément de choses (c’est le truc super quand tu débarques en territoire inconnu : moi je peux parler tricot pendant des heures, mais niveau mouton, je ne maitrise pas vraiment. J’en suis au stade où je commence à identifier quelques races et j’en suis déjà bien contente). Je suis plutôt calée en lama et alpaga par contre aux vues de mes expériences en lamathérapie, mais la tonte et les moutons : GRAND MYSTERE !

La situation actuelle, c’est que la laine en France, c’est un peu compliqué, et pourtant il y a un marché énorme à développer !!!

Des tricoteuses en furie (pas que des vieilles hein, les clichés ont la dent dure), des adeptes de la fibre et des matières nobles, du poil, de l’animal, et l’amour de l’artisanat et de techniques ancestrales (c’est pour ça que j’ai appris à filer la laine). Yep, il existe tout un tas de fétichistes de la pelote, des aiguilles et des crochets, du feutrage et du tissage qui ne demanderaient qu’à pouvoir acheter français  plus facilement et aider des éleveurs passionnés.

Sauf que :

  • Les filatures ferment
  • Les centre de lavages des toisons aussi,
  • Et souvent, la laine n’est pas utilisée ni récoltée pour être valorisée en fait… principalement parce que ça coûte trop cher à traiter, et puis aussi par manque de connaissance. (J’ai appris notamment qu’on enseignait au lycée agricole que la laine, il fallait la brûler, c’était un déchet….. et moi là, j’en pleurerai presque)

ok, je me calme encore… tous les animaux n’ont pas une belle toison tricotable, c’est un fait

MAIS POURQUOI TONDRE UN MOUTON ALORS SI C’EST PAS POUR UTILISER SA LAINE ?

ben pour lui rendre service.

La laine pousse en continu, et sans tonte, l’animal a chaud, étouffe, reste coincé dans des ronces ou autres, et peu aussi développer des maladies et autres mycoses.

Un peu plus d’infos ici

Petite phrase entendue lors du stage de tonte, je vous laisse y réfléchir :

« Le mouton a pour origine le mouflon qui lui était sauvage. Le mouton est donc un animal domestiqué issu de croisement, et de ce fait, nous, humains, en sommes responsable désormais ».

Vous vous souvenez de ce rasta mouton qui avait été retrouvé en Australie après s’être perdu des années ?

(Credit photo « AFP PHOTO / RSPCA »)

This handout photo released on September 3, 2015 from the RSPCA shows a giant woolly sheep before getting shorn in the outskirts of Canberra a day after Australian animal welfare officers put out an urgent appeal for shearers after finding the sheep with wool so overgrown its life was in danger. The heavily overgrown sheep had its massive fleece removed on September 3 by an Australian national champion in a life-saving operation that animal welfare officers said may have also set a new world record for a single shearing. Some 40.45 kilos (89.18 pounds) of wool was taken off in one large piece from the animal by Australian Shearers' Hall of Famer Ian Elkins in a 42-minute process that he said was "certainly a challenge". AFP PHOTO / RSPCA ----EDITORS NOTE ----RESTRICTED TO EDITORIAL USE MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / RSPCA" NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS - NO ARCHIVES

Il a eu de la chance !  Et en discutant avec les tondeurs, on m’a dit que si celui-là avait été retrouvé, nombreux sont ceux qui meurent, étouffés par leur toison, ou d’épuisement ou coincés quelques part, lorsqu’ils se perdent dans les grands territoires. (c’est sûrement pas trop possible en France, mais je n’en sais rien en fait).

BREF – pour en revenir à ce stage de tonte, car c’est quand même le but de cet article…

C’est donc un troupeau de race Bizet (yes, je les reconnais !), trop mignonnes, qui allait être tondu.

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En fait, si les animaux sont regroupés, serrés comme ça, c’est pour pour qu’ils aient un peu chaud et « transpirent » un peu… la tonte est facilité car tondeuse glisse plus facilement

 (comparaison un peu con, mais c’est un peu comme quand le coiffeur nous demande de venir avec les cheveux pas propres avant de faire une teinture) 😉

L’idée c’est de ne pas non plus les nourrir avant la tonte, car elles vont être dans une position  que j’ai appelé moi de « grosse patate », les pattes en l’air et dos recourbé… du coup, si elles avaient l’estomac plein, ce serait super inconfortable pour elles (on parle de bien-être animal là non?) 😉

La position de « grosse patate », permet aussi d’éviter que l’animal se débatte trop ou essaie de s’enfuir et du coup se blesse… Quand t’es calé tranquillou sur le dos les pattes en l’air, comme une tortue, ben t’attends l’occasion de pouvoir toucher sol pour te casser.

Du coup, au début du stage, les stagiaires ont expérimenté les tentatives de fugues, et les bleus qui vont avec

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La tonte, c’est une gestion d’espace réduit, et une sorte de danse avec le corps de l’animal, pour faire en sorte d’être rapide pour limiter la gêne de l’animal (et aussi tondre plus d’animaux, on est d’accord). Le mouton est,c’est évident, plus heureux à galoper dans un champs que coincé les pattes en l’air… Mais tous n’ont pas la chance de vivre en Auvergne dans des champs non plus, et pourtant, il faut les tondre chaque année quand même.

Mais avant que vous ne commenciez à râler de nouveau… un truc qui semble évident, que j’applique moi, au quotidien dans ma vie aussi, et qui prend aussi tout son sens lorsqu’on vit et/ou travaille auprès d’animaux (ou de bébés) :

« on est responsable de l’énergie qu’on apporte dans la pièce ».

Vous avez déjà essayé d’approcher un chien qui a été battu ? Voilà, c’est compliqué et très dangereux. Alors voilà, pour la tonte, c’est le même principe : l’idée c’est d’être zen mais efficace, pour ne pas déranger l’animal, ni trop le stresser tout en évitant de se blesser et de le blesser.

Mais avant toute chose, la tonte c’est aussi : des tondeuses… affûtées, entretenues et nettoyées. Je n’y connais rien et j’ai pas tout compris j’avoues… (faudra que je revienne), mais ça semblait très technique, précis et… coupant ! 🙂

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Une petite démo et explication de Thomas :

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Préparation du matériel :

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Et hop, au boulot !

(j’aime trop cette photo ! mais bon jsuis pas objective, moi suffit de voir un mouton pour être heureuse toute la journée !) 🙂

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Bon par contre, forcément, hein, faire des photos de la tonte, ça implique de prendre des photos de fesses 🙂

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La position de la « grosse patate » dans toute sa splendeur 🙂

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L’énorme sac de laine qui fait frétiller les accrocs du tricot 😉

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Oui, c’est bel et bien un corps à corps avec le tondeur qui s’engage lors de la tonte et je vois mal comment la violence améliorerait les conditions de travail. Je dirai même que c’est plutôt le contraire en fait.

Moi quand je vois cette photo, je me dis que si j’avais été tondeur là, j’aurai embrassé la brebis (sauf que je ne pense pas qu’elle aurait trop aimé ça) 🙂

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Elles sont loin d’être bêtes ces bestioles, une fois tondues elles étaient regroupées un peu à l’arrière, et certaines d’entre elles ont capté qu’il y avait le stock de foin juste là, en tendant le cou. Du coup c’était ambiance open bar dans l’arrière boutique (assez drôle!) 🙂

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Et puis, au détour de la conversation j’apprends que des bébés sont nés dans l’elevage d’un des stagiaires, et tout fier, il m’a montré des photos… (parce que oui, tu peux être eleveur et aimer tes animaux, au point d’en avoir des photos dans ton portable) 🙂

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J’ai entendu parler de queue coupée, et maltraitance animale liée à ça, sur les vidéos de la PETA… comme vous le voyez, ici les animaux ont leur queue et elle est tondue !tonte-de-moutons-small-155

Comme vous le voyez via ces photos, il n’y a pas de sang, pas de violence, et pourtant, c’est un stage d’apprentissage, donc de débutants.

Je sais bien qu’il ne s’agit pas d’une grosse entreprise world company de la production lainière, et c’est peut-être pour ça (pas d’accusation, juste une interrogation?).

Bien que je puisse comprendre la sensibilité pour la cause animale et le bien-être animal, je trouve DOMMAGE (il y a plein d’autre mots commençant par « D » en fait) d’appeler au boycott de la laine et d’une filière entière sous ce prétexte.

Pourquoi sanctionner ceux qui font leur travail correctement, avec amour, passion et patience, alors qu’il serait tout aussi simple d’utiliser son énergie pour promouvoir le travail bien fait et passionné de ceux qui le font bien et dans le respect de l’animal.

Il suffit tout simplement de se renseigner, de faire la part des choses et de consommer mieux.

Les moutons devront être tondus de toute façon, qu’on décide de les tricoter ou pas

🙂

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(Instameet) Cueillette de myrtille dans le Forez

Je vous parlais il y a quelques mois de l’instameet dans le Forez, pour découvrir les activités hivernales dans le Forez.

Cet été, l’Office de Tourisme de Loire Forez proposait un nouvel évènement, en collaboration avec Loire Tourisme , le Musée de la Fourme de Sauvain, et bien entendu, la communauté Igers St Etienne, et c’est donc pour une journée de cueillette de Myrtille que nous nous sommes retrouvés le 17 août.

La myrtille, j’en mange (et pas qu’un peu), et j’en avais même déjà fait la cueillette aux USA, lorsque j’étais fille au pair (ce souvenir d’être avec les enfants que je gardais, allongée au sol dans une ferme, à les laisser me jeter des myrtilles dessus en essayant de viser ma bouche !) 🙂 🙂 🙂

Mais ici c’était bien différent aux USA. Déjà, la taille des fruits, mais aussi l’environnement : ici, c’était des fruits sauvages que nous allions cueillir, dans un paysage de rêve : le Forez.

Le programme de la journée était simple : promenade pour rejoindre une jasserie (en Auvergne on appelle ça des burons), explications de la flore locale, et puis outillage (et oui, j’ai découvert qu’on pouvait utiliser des peignes à myrtille, qui rendent la cueillette bien plus productive !). Et puis, après la cueillette, repas dans la jasserie, et dégustation de produits locaux (charcuterie à tomber, et fourme et puis, en dessert,  les fameux  Sauvagnets ©, sorte de beignets de myrtille (mais moins gras, plus entre le pancake et le beignet en fait). UN REGAL !

Alors voilà donc en photo, un petit récap de ce que j’y ai vu (et gouté !) 🙂

En traversant le col du Béal, le ciel était electrique, et faisait sacrément peur. La météo annonçait des orages et éclairs, je suppose que nous avons eu de la chance car au final nous n’avons pas eu de pluie, mais à 8h du matin sur la route, ça faisait sacrément peur :

Le RDV était donné à Sauvain, au musée de la Fourme et des Traditions avec un petit déjeuner d’accueil 🙂

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Pour ensuite rejoindre un chemin de randonnée qui nous mènerait une petite heure de marche plus tard, à la Jasserie où nous passerions le reste de notre journée…

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Magnifiques paysages, isolés, et paisibles, où les petites fleurs roses et violettes de la bruyère se mêlaient aux pousses  jaunes de gentiane. Juste magique !

Notre guide nous a dailleurs donné pas mal d’explications sur la végétation locale, et j’ai retenue une chose : comment différencier la gentiane, de son quasi sosie la verâtre, qui elle est toxique :

Les feuilles de la gentiane sont face à face, alors que les feuilles de la plante toxique sont en alternées…

Voilà de la gentiane :

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mais aussi des framboises sauvages, quel délice de pouvoir les découvrir (et les déguster !)

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Une fois arrivée à la Jasserie, nous nous sommes armés de peignes à myrtille, et après une petite explication nous étions prêts pour la cueillette !

Technique de cueillette, mais aussi différence entre les myrtilles airelles comestibles et leur copines ressemblantes qui ne le sont pas : fruits similaire mais blancs quand on les écrase et surtout : feuilles plus foncées et arrondies pour les toxiques. J’ai eu le sentiment de devenir un peu plus rat des champs que rat des villes, et ça fait un bien fou d’apprendre de nouvelles choses sur la nature qui m’entoure !

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Et hop, c’est parti pour la cueillette, entourée des vaches :

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Assez fière de ma cueillette, j’aurai finalement ramassé 1kg de myrtilles (j’en ai fait de la confiture depuis) 🙂

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Bon le truc, c’est qu’en ramassant avec un peigne, on ramasse aussi plein de petite feuilles, mais aussi des ARAIGNEES ! (ouaih, pas encore totalement rat des champs la Sandrine, hein ?) 🙂 🙂 🙂 🙂

Le tri aura été long, mais la confiture en valait le coup ! 🙂

Après cette cueillette matinale, le moment le plus délicieux était enfin arrivé : l’apéro et le repas !

Une bonne humeur ambiante, des produits locaux délicieux, merci merci merci aux organisateurs pour ce moment fort agréable !

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Et qui dit myrtille dit : concours de langue bleue ! 🙂

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puis ce fût déjà l’heure de redescendre de notre colline et de nous quitter, non sans admirer de nouveau le paysage

🙂

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Une fois encore, cet instameet était un excellent moment, que ce soit en découvrant de nouveaux paysages, en apprenant sur l’histoire et la fabrication des fromages, mais aussi sur la cueillette, et la découverte des différences entre certaines plantes, mais aussi de revoir certaines personnes et d’en rencontrer de nouvelles !

MERCI MERCI MERCI aux organisateurs, et vivement le prochain Instameet !

🙂

Et si vous voulez en voir un peu plus, je vous conseille de jeter un oeil à l’article de Anne et Lionel sur leur blog

🙂

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