Category Archives: Voyage

Le Puy de la Tache un soir d’automne

Le Puy de la Tache se situe à côté du Col de la Croix Morand, dans le Puy de Dôme.

Le col de la Croix Morand culmine à 1401m, et le Puy de la Tache lui domine a 1629m.

La première fois que j’ai voulu aller dans ce coin c’était il y a un petit mois, pour pouvoir aller admirer l’oeuvre « Pink Border », de Marco Barotti dans le cadre du festival d’art moderne en pleine nature Horizon Sancy.

Alors qu’il faisait super beau le matin même à Clermont-Ferrand où j’avais un RDV, je me suis retrouvée, en me rapprochant du col de la Croix Morand, entourée de nuages, et l’orage approchant.

ça n’a pas raté, je m’étais retrouvé au pied du Puy de la Tache avec une visibilité très très réduite, un brouillard effrayant, et une tempête de vent et de pluie glaciale. Je voulais à tout prix aller voir Pink Borders, je me suis donc aventurée sur le chemin, ne sachant pas trop où j’allais, mais voilà, j’ai vu quelques barrières, j’étais contente (et puis, ce chaos météorologique totalement imprévu m’avait quand même bien fait rigoler. Entre la joie d’être là, et le changement totale de météo en quelques kilomètres, finalement, bien qu’effrayant, c’était plutôt drôle. Jugez-en par vous-même 🙂

Mais aujourd’hui, c’était une toute autre histoire : l’été indien est là, bien installé en Auvergne, et il fait un temps splendide, et des températures quand même un peu inquiétantes pour la saison. Les plantes ne savent plus trop quoi faire, et les arbres se décident enfin à changer de couleurs et perdre leur feuille. C’est une période de l’année tellement parfaite pour aller randonner !

Aujourd’hui, je n’arrivais pas trop à me concentrer sur le travail, je ramais un peu intérieurement, et j’étais un poil découragée par la liste gigantesque de choses à faire. Et vu que ces derniers temps les journées et les horaires sont un peu intenses, je me suis dis  qu’une pause me ferait du bien et m’éviterai d’avoir les yeux qui clignotent devant l’écran de mon ordi (dit-elle en rédigeant sur son blog à minuit) 😀

Alors je me suis motivée pour avancer sur quelques-unes de mes taches dans la matinée et hop, je m’offrirai une escapade au Puy de la Tache en fin d’après-midi, pour pouvoir admirer le coucher de soleil.

Il y a 2 ans, je vous parlais de la Vallée de Chaudefour, et aujourd’hui, j’ai eu, sur une période bien plus courte, les mêmes sensations, et je sais pourquoi : marcher sur les crêtes d’une montagne : j’adoreeeeeeeeeeeeeeee ! Chaudefour, puis le Plomb du Cantal, cette sensation d’être entourée de nature, dans un paysage somptueux et grandiose à la fois.

 

Quelques minutes avant d’arriver sur le parking du Col de la Croix Morand la vue était déjà splendide

Je suis arrivée à 17h20, et le temps était splendide. Et là, et bien je découvre que le Puy de la Tache, c’est haut (ben oui, on voyait rien du tout en septembre !) 🙂

Il va falloir grimper tout ça si je veux voir le coucher de soleil,  l’ascension débute et déjà, j’apperçois le parking tout petit, en contrebas, et le Puy de Dôme qui nous surveille, tout au fond à gauche 🙂

L’ascension s’est faite côté ombre, et il faisait quand même déjà un peu frais… pas trop envie de redescendre en pleine nuit (bien qu’ayant ma frontale dans le sac, je n’ai pas pensé à prendre gant et bonnet)

Je me rapproche du soleil !!!!! et ça fait du bien au visage, ces ptis rayons chauds 🙂 Chaque pas vers le sommet est un délice, puisqu’il s’accompagne d’une vue de plus en plus jolie sur le paysage alentour. Le lac Guéry en contrebas (moi et mon sens de l’orientation en intérim, je pensais que c’était le lac PAVIN) ri-di-cule ! 😀

ça monte ça monte, mais le sommet est proche !

Et voilà, I did it ! et ça mérite amplement la demi heure à faire palpiter le cardio !

On peut voir le Puy de Dôme, tout au fond à droite 🙂

Et cette magnifique crête toute en douceur (enfin ça a l’air de grimper un peu quand même)

Le soleil tombait  déjà bien, et le vent faisait danser mes cheveux au vent. Une vue splendide, mais le froid est là, et la lumière baisse vite.

Je suis donc redescendue en admirant ce paysage changeant bercé de lumière d’un soir d’automne.

 

C’était une bien belle aventure, qui ne m’aura pas pris beaucoup de temps, mais qui m’a reboosté les neurones. La petite fierté personnelle aussi d’avoir fait ça toute seule (j’apprends à randonner toute seule, et je n’ai presque plus peur de le faire !). Bref, un challenge relevé qui fait du bien. Je suis tellement heureuse de pouvoir vivre dans une région qui me permet ce genre de pause, le temps d’un après-midi.  J’ai complètement adoré le Puy de la Tache, et j’espère pouvoir y retourner bientôt !

J’ai récemment décidé de créer un compte instagram spécialement pour mes photos de randos, de voyage et d’exploration, puisque tout ne finira pas forcément en article de blog. Retrouvez-le ici

Mon compte instagram principal, reste lui concentré sur les photos de mariage, et c’est ici ;)

 

 

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Visiter le Pilat en mobylette

Le Pilat, vous savez où c’est ? C’est un parc naturel régional entre St-Etienne et Annonay, au sud du département de la Loire, et à la frontière de l’Ardèche et de l’Isère.

L’office de tourisme de la Loire, et celui du Pilat organisaient, avec les igers st etienne, une sortie de découverte visite (et dégustation) dans le Pilat, spéciale instagrammeurs (mon compte ici )

J’avais déjà participé à plusieurs instawalk dans la Loire (la cueillette des myrtilles dans le Forez, et une sortie neige dans le Forez), et j’avais super méga adoré ces journées.

Ce jour-là, le thème c’était : MOBYLETTE !!!

J’ai toujours rêvé de faire de la mobylette et d’en avoir une, mais je n’en ai jamais eu une (j’ai fait des crises d’epilepsie jusqu’à la fin de mon adolescence, forcément, ça limite 🙁 ). Alors lorsque j’ai vu le thème de cette prochaine sortie, j’ai hurlé d’excitation, et bloqué la date à coup de feutre rose fluo mon agenda. 🙂

Franchement, faire 2 heures de route pour rejoindre cette équipe, et rencontrer un pti groupe d’instagrameurs voyageurs et curieux, moi je dis : YES PLEASE !  Passer la journée à  rencontrer du monde, découvrir des chouettes endroits, apprendre des choses et déguster des trucs trop bons, et aller d’un lieu à l’autre en mobylette, les cheveux au vent et le sourire jusqu’aux oreilles, HELL YEAH !!! 🙂

Et comme à son habitude, l’organisation de cette journée était au top… Du bonheur à chaque minute !

Si tous les offices de tourisme pouvaient s’inspirer de leur travail et manière de promouvoir leur territoire je vous assure que le monde du tourisme, le monde rural et les petits artisans s’en porteraient mieux, c’est certain ! 🙂

Bravo à vous et encore merci pour cette super journée !

Entre l’envie de profiter à fond de cette journée, et l’envie de faire un vrai reportage photo, j’ai décidé de faire les 2 : savourer tranquillou, mais ne pas venir avec mes 10kg de matos photo, juste mon pti reflexe à la retraite et un objectif… Visiter le Pilat, savourer le soleil sur mon visage, les cheveux au vent et la vue sur ces paysages grandioses, et ensuite seulement prendre des photos…

Je vous invite vraiment à vivre cette expérience, et partir explorer le Pilat… les photos sont le souvenir d’un moment, d’un lieu, d’une expérience… mais la vivre est encore mieux ! 🙂

Allez, mettez votre casque, et n’ayez pas peur, c’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!

Exploration du Pilat en mobylette ! 

Petit matin, on récupère les mobylettes chez L’Echappées Brelles  , à Bourg Argental (leur page Facebook), petite leçon pour savoir gérer ces vieilles dames, dont les plus jeunes ont… mon âge !

Direction  Les Bonbons de Julien, une fabrique de bonbons à Bourg Argental toujours, pour une petite visite de l’atelier, et une dégustation bien sûr ! (leur page Facebook ici)

Oh et puis futurs mariés, puisque bon, jsuis aussi et surtout photographe de mariage, vous y trouverez là des super berlingots sans produit additif ou conservateur… c’est du naturel, c’est du local… et c’est bon !!! 🙂

J’ai adoré les explications du chef, on sent aussi qu’il doit être super à l’aise avec les enfants pour leur faire découvrir son métier. Allez-y ! Pour apprendre, voir et gouter (et puissss l’odeur dans l’atelier— > bonheur !).

Découvrir comment les rayures des berlingots sont faites…

C’était ptêtre moins drôle pour lui par contre, d’être entouré par notre équipe de paparazzis 🙂

Et là, un des nombreux moments magiques de cette journée : j’ai ENFIN pu voir comment on faisait pour mettre les batons dans les sucettes ! (c’est le boulot de cette vieille machine !) 🙂 🙂 🙂

Quelques petites photos avant de partir !

Et c’est reparti, cette fois-ci en direction de la Ferme du Prince, à Colombier.

ça monte, et je découvre qu’il faut pédaler dans les montées (et travailler un peu son cardio si tu veux avancer).

Eclat de rire à chaque fois que je me fais doubler, et le sourire des conducteurs des voitures que nous croisons vaut tout autant l’expérience ! 🙂

C’était donc le moment parfait pour intégrer la voiture balai et faire quelques photos, en se prenant pour une grande journaliste du Tour de France !  (c’est pas gagné hein) 🙂

Le paysage est superbe, la route est délicieuse,

La ferme du Prince éleve des vaches « highland cattle » et des cochons aussi.

J’adore la charcuterie. Quand je vivais aux USA,c ‘était un des trucs qui me manquait le plus. Depuis que je vis en Auvergne, je découvre, à chaque nouvelle rencontre de producteurs, que les grandes marques et les grandes surfaces nous vendent vraiment de la merde (ou en tous cas des produit qui n’ont plus du tout le goût du produit d’origine).

Ici, une fois de plus, y a pas d’additif, y a pas de colorant, c’est simple et brut,dans le bon sens du terme, et c’est fait sur place….

La dégustation est impérative, et la visite du champs pour rencontrer les vaches, ainsi que la porcherie était juste un moyen de plus de découvrir tout l’amour qu’ils portent à leur travail, une passion pour leur métier, sans chichi, juste bon et bien (comme j’aime quoi !) 🙂

Je vais avoir beaucoup de mal à manger du Cochonou. et du Madrange, encore plus après cette visite, alors j’ai ramené des souvenirs dans mon sac pour l’apéro 🙂

Et là, c’est le drame : en allant rejoindre la porcherie, dans la voiture balai, notre groupe s’espace les uns des autres, et le dernier mobylette man zappe la route à droite où il fallait tourner et continue tout droit,  SEUL ! 🙂 🙂 🙂

« On va le chercher ou pas ? Il va comprendre qu’il s’est trompé  à force de rouler tout seul sans personne devant non? Ou va essayer de rejoindre le groupe devant qui n’existe pas ? » 🙂

On décide de le suivre, morte de rire en klaxonnant comme des tarées derrière lui pour lui faire comprendre que « hey mec, arrête toi, faut faire demi-tour, c’est par là-bas derrière qu’on va ! »

Et non, il ne nous entend pas, trop absorbé par la route. Faut dire que la route est chouette, et la vue supra chouette. Il nous aura fallu 5mn pour le rattrapper, à un carrefour, et hop, demi-tour. Tentative d’évasion ratée, mais, bien joué Monsieur ! 🙂

Mal au ventre à trop rigoler ? CHECK ! 🙂 Mais je comprends tellement… cette sensation là, de liberté, lorqu’un peu plus tard, j’ai repris les rennes d’une bécane ! 🙂

Allez, on va voir les cochons ?

Là encore, j’ai appris pas mal de trucs sur l’élevage, vraiment interessant, tant qu’à manger des choses, autant s’intéresser à leur fabrication, et les métiers qui gravitent autour ! 🙂

Et ça n’était que le début de la journée ! Dingue !

Hop, on reprend les bécanes, là, le sourire jusqu’aux oreilles, le temps est splendide, la vue tout autant et puis : ça descend ! 🙂

Direction la ferme des Grillons pour le déjeuner, mais avant ça, on se double, on s’arrête, on rigole et on savoure !

La route est belle, et moi qui adore conduire, là, en mobylette, c’est juste le top !

Les larmes aux yeux, c »était pas que le vent dans les yeux hein… mais un peu plus que ça ! 🙂

La ferme des Grillons est une table d’hôte, dans un super décor. Une cuisine locale, produite sur place, délicieuse.

Eleveurs de grillons, ils étaient aussi au menu, mais je dois avouer que j’ai beau aimer voyager et partir à l’aventure, j’ai beau être curieuse, niveau gastronomie, je ne suis pas trop une aventurière… J’ai passé mon tour.

Quelques minutes pour prendre l’air et admirer les lieux, avant de reprendre la route 🙂

et hop, dernière étape de notre périple dans le Pilat, le Domaine Farjon, viticulteur, pour une visite et dégustation de vins. (leur page Facebook ici )

Avec une super vue sur le Pilat et les 3 dents 🙂

Sur le chemin du retour, s’arrêter dans les vignes pour admirer la vue… c’est la fin de la journée, et la lumière réchauffe nos visages, un régal !

Le village de Malleval, en contrebas

Et c’est la dernière « ligne droite », vers la fin de cette superbe journée ! Le soleil descend, et nous finissons les derniers kilomètres qui nous ramènent à Bourg Argental, toujours le sourire collé au visage (et les mouches aussi) 🙂

Une journée splendide, un paysage qui l’était tout autant. C’est ce genre de journée qui me fait aimer ce que je fais, et qui je suis : curieuse de découvrir de nouveaux lieux, de rencontrer des nouvelles personnes et d’apprendre, et partager ici cette expérience et mes périples ici et là.

J’ai le sentiment de connaitre un peu plus le Pilat après une telle journée, et je n’ai qu’une envie, y retourner (et m’acheter une mob’ !). L’expérience était à la hauteur de mes espoirs, et la mobylette est vraiment, je trouve le moyen idéal pour découvrir une région : tranquille, sans trop d’effort (mais un peu quand même, faut pas se mentir), rigolo, et pas trop dangereux, enfin ça dépend comment vous conduisez hein. 🙂

Bref, à refaire, ici ou ailleurs, mais y revenir dans le Pilat, c’est certain !! !

Vous pourrez retrouver d’autres photos de cette super journée en jetant un oeil aux comptes instagram et/ou Facebook des autres participants :

Pilat parc régional,    Loire Tourisme  /  En_Instantané Jcg48 Amiga de la foto Blandinette 42 /Leszed / RemybobphotographyGeorges Magand / Dine4285 / Mummumvf 

🙂

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Un week-end à Leucate

Leucate, c’est dans le Sud de la France, à 40mn de Perpignan (c’est Google Maps qui le dit), et une ptite heure de la frontière espagnole.

Je ne connaissais pas du tout ce coin en France avant d’y aller faire les photos de mariage d’Emilie et Antoine, près de Leucate justement. Et là, vu que c’est la rentrée et que l’automne arrive à grand pas, je me replonge dans mes photos de voyages lors de mariages, et j’avais une grande envie de revoir la mer…

Alors voilà,

Je ne vais pas vous parler de mariage cette fois-ci et encore moins vous en montrer des photos, mais plutôt de ce que j’ai fait un peu avant et le lendemain de ce mariage, en explorant Leucate justement.

Je vous ai déjà montré l’abbaye de Fontfroide, mais cette fois-ci, concentrons-nous vraiment sur Leucate et La Franqui.

J’ai adoré explorer ce bout de terre bien venteux, que ce soit :

En faisant la rando au bord des falaises à partir de La Franqui.

Je l’ai attaqué à 7h du matin pour éviter la canicule…. on était fin juin et il faisait déjà bien bien chaud.

Se rapprocher du phare, les cheveux au vent,  avec un sentiment de bout du monde particulièrement exaltant !

Allez, on respire, on admire la vue, arrivée au phare 🙂

Et faire demi-tour pour rejoindre mon point de départ, à La Franqui

Aller se promener à Leucate 🙂

Grimper au château, pour admirer la vue mais aussi dire bonjour à la magnifique statue de Françoise de Cezelly (l’héroïne de Leucate, qui a sacrifié son mari pour sauver la ville de l’assaut des Espagnols lors de la prise de la ville en 1590)

🙂

Aller faire un pti tour à Port Leucate, pour y manger une glace, au son des cliquetis des cordes, sur les mats des bâteaux 🙂

Puis retourner à La Franqui, et s’installer sur le sable pour regarder les kite surfers, ou les toutous qui font les fous, le poil humide et la truffe recouverte de sable 🙂

Et ne jamais se lasser d’amirer les coucher de soleil…

J’espère que ces quelques photos vous ont fait du bien, j’ai quant à moi bien envie de revenir à Leucate !

 

 

 

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L’abbaye de Fontfroide

L’abbaye de Fontfroide est une abbaye cistercienne du 12e siècle. Je la connaissais de nom grâce à mon ami photographe Jean, fondateur du Chœur Grégorien du Luxembourg et membre du Chœur Grégorien de Paris . 

Il parlait de Fontfroide comme un lieu époustouflant pour son acoustique, et à chacun de ses passages là-bas pour y chanter, je devinais sur Facebook sa hâte et son amour pour les lieux.

Mais je ne savais pas où c’était….  🙂

Fontfroide est situé en Occitanie (ah aha, ça vous avance hein ?), à quelques kilomètres de Narbonne, et pas très loin de Carcassonne non plus. Voilà, vous visionnez maintenant ? 🙂

 

De passage à Leucate pour faire les photos du mariage d’Emilie et Antoine, j’ai découvert que l’abbaye de Fontfroide n’était qu’à une grosse demi-heure de là.  Une visite s’imposait donc sur le chemin du retour !

Et je suis ravie d’avoir fait ce léger détour, car sans le savoir, j’allais découvrir l’abbaye de Fontfroide, qui est désormais officiellement un des mes lieux préférés en France.

Je ne suis pas du tout religieuse, mais j’aime la vieille pierre et suis sensible à certaines choses qui m’entourent aussi.

Pour avoir vécu aux USA, je sais aussi apprécier la chance que nous avons nous, français, d’avoir une histoire et architecture très ancienne.

Oh Fontfroide tu m’as ému, apaisée et touchée en plein coeur par tant de petites choses et petits détails, que si je n’avais pas eu 4h de route pour rentrer chez moi ensuite, je serai bien restée là encore un peu, juste un pti peu…

Allez, on peut rester encore un peu là ? 🙂

Alors voilà, en photos, ces petites choses qui m’ont rendues un peu plus heureuse le temps de cette visite.

Et à n’en pas douter, j’y retournerai sans hésiter !

A l’entrée, un espace chenil, pour les visiteurs et leur compagnon à 4 pattes. Je n’avais jamais vu cela dans un lieu touristique et je trouve l’attention vraiment chouette. (surtout par ces temps de canicule)

La couleur de la pierre, couleur soleil et accent du sud… des nuances splendides de orange, de jaune, et même de rose

Cette porte, et le travail de ferronnerie dans le lieu, d’une manière générale ! 🙂

Ces jolies lampes

Et bien sûr, le cloître… lieu sublime qui m’a laissé sans voix, les yeux qui brillent et toute chabada 🙂

Que j’aime ce lieu ! Je serai curieuse d’y venir en hiver car l’ambiance doit y être très différente…

La chapelle, peut-être l’endroit que j’ai le moins apprécié du lieu, car un groupe de touriste venait d’arriver. Jusque là j’étais relativement seule dans les lieux (enfin quelques visiteurs ici et là mais rien de gênant). Mais là c’était une bonne trentaine de personnes d’un coup dans le lieu… j’ai donc fui la chapelle…

Pour retourner dans le cloître… jusqu’à ce que j’entende des chants assez « divins » provenant de la chapelle…

Un régal pour les oreilles, je me suis donc rapprochée de la chapelle, pour y découvrir le groupe de touristes (en fait c’était la chorale de Pignan, qui visitait les lieux et se sont improvisés 1 chant dans ce lieu qui s’y prêtait tant !).

Bon ben ça m’apprendra à vouloir fuir la foule et pester contre les touristes hein 🙂

(merci à vous pour ce moment !) 🙂

Et puis et puis et puis… le jardin, la roseraie !!!!

Forcément, on était fin juin, donc il explosait de couleurs et de senteurs (et d’abeilles), un vrai régal, et aussi une jolie manière d’être à l’extérieur tout en se promenant à l’ombre des arbres…

Bon, on y retourne quand ?

🙂

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16km de randonnée en Haute-Loire

La Haute-Loire, c’est la porte d’à côté pour moi, qui habite dans le nord du Cantal, et j’ai beau être amoureuse du Cantal, la Haute-Loire me plait de plus en plus.

La Haute-Loire, en randonnée, ça se mérite ! C’est la 2e grosse randonnée que je fais près de Langeac, et pffff, autant je me la pétais en région parisienne lorsque je faisais 50km de randonnée, et autant là, ben 16km et me voilà à rédiger cet article avec les pattes cassées par la fatigue.

Bon ok l’hiver a été sous le signe de l’hibernation, mais en Haute-Loire, sachez-le : ça monte, et puis ça descend, et ça monte, et puis si tu retrouves ton souffle, c’est pour le perdre en admirant les paysages.

Aujourd’hui se tenait la randonnée des vieilles pierres, à Jahon, près de Langeac. Pas de page Facebook pour l’évènement, juste un listing des randonnées en Haute-Loire, que vous trouverez ici

La randonnée proposait 4 distances différentes, 3-8-16-22km, j’ai opté pour les 16km.

L’itinéraire ci-dessous vous donne une idée sommaire du parcours, le droit de reproduction du parcours étant réservé à un usage personnel et privé, je n’ai pas voulu le copier ici.

Un dénivelé positif de 605m, ce genre de chiffre me parle moyennement, je sais juste que : putain ça montait pas mal quand même ! 😀

Alors hop, les photos c’est maintenant !

Super accueil à Jahon, petit village tout mignon pour le départ après l’inscription

Et là, c’est la grosse loose : ça monte direct…tout en haut, là-haut, de quoi faire s’emballer mon palpitant direct, pas grave, j’aurai réussi à doubler des gens (des papis !) 😀

L’avantage des montées, c’est que souvent, la vue est chouette de tout là-haut ! 🙂

Une ptite cabane au bord du chemin

Les arbres qui renaissent malgré la neige et le froid du matin (on est fin mai, mais les paysages en altitude ont encore eu une tombée de neige il y a 2jours)

On traverse la forêt

La vue commence à être vraiment jolie

encore un peu de forêt, de montée, et de mousse

et c’est le 1er ravito, tout en haut : halleluyahhhhhhhhh ! 🙂

(paies ton quartier d’orange et ton carreau de chocolat, et même si j’en ai dans mon sac : DONNEZ MOI DE L’EAU !)

Je laisse le ravito au loin pour reprendre la rando : certains font une pause, et moi, vu que maintenant c’est plat, j’ai bien envie de tous leur mettre la pâtée et d’être loin loin loinnnnnnnnnn devant 🙂

Je précise : cette rando n’est pas chronométrée, mais moi j’ai juste des vieux reflexes comme ça : j’aime bien doubler les gens, et quand je les vois au loin, le challenge est tout trouvé : Sandrine passe la 5e et hop, en mode « beep beep » 🙂 

Arrivée à Poursanges, soit environ 5km de fait sur les 16 de la rando

Et j’entends des tirs assez régulier et peste car j’ai horreur de ça : tu vas randonner tranquillou et tu sais qu’il y a des chasseurs ici et là, proches ou loin, et que tu risques de te prendre une balle (c’est aussi ce qui me retient un peu de randonner seule).  Et puis, c’est pas comme si les chasseurs ne buvaient que de l’eau en plus hein… bref, j’ai pesté

C’est surtout râlant les jours de randos organisées par des villages.

Un peu avant d’arriver à Poursanges, je vois 3 personnes et une table et des gens qui signent : ça n’est pas le pointage comme je le pensais, mais une pétition.

J’avais presque tout faux cette fois-ci sur les chasseurs…

Et là, je suis scandalisée… et bien sûr, j’ai signé.

nous étions à 1300m du centre de tir (situé de l’autre côté de la colline), et les tirs pouvaient atteindre jusqu’à 1600m.

Pendant l’heure qui suivra, j’entendrai des bruits de tirs assez fréquent, résonner partout. Moi qui aime être au milieu de nul part, là, j’ai du mal à imaginer le quotidien des habitants du coin. Même s’ils ne sont pas nombreux c’est quand même assez dingue.

Il y a eu un procès, les villageois ont gagné, et bien entendu, le propriétaire du centre de tir a fait appel. Donc c’est reparti pour un tour…

Malheureusement, ils ne sont pas forts dans l’utilisation d’internet, donc aucune possibilité de parler et diffuser leur cause autrement qu’en prenant cette photo.

Je reprends le chemin, ça descend légèrement

oh mais que vois-je, au loin ? Des gens ? Et si je les doublais ? 🙂

Arrivée tout en bas, forcément ça remonte, et pas qu’un peu, mais je sais aussi, itinéraire en main, que ça, c’est ZE grosse montée, et qu’ensuite, sur les 8km restant, il m’en resterait une autre petite….

Allez, de la forêt,

Puis en en me rapprochant des hauts plateaux, le paysage se pare de petites fleurs jaunes (genêts?) 

Traverser Boisserette, et waouw, tout est beau de là-haut

Une bonne grosse descente un peu glissante dans la forêt, la dernière ptite montée, et me voilà déjà à 11km, au 2e et dernier ravito !

Avec une petite mini fontaine naturelle (toute petite hein)

Traverser le village de LE POUX, et je sais à présent qu’il me reste environ 4,5Km de descente…

Et c’est forcément le moment que je préfère, celui où la fatigue est oubliée, mais la hâte d’arriver se fait ressentir, mais qu’en même temps, le paysage est tellement chouette ici, que je savoure chaque centimètre du paysage.

Ouaih, la Haute-Loire, ça se mérite un peu en randonnée, mais c’est sacrément joli !

Tellement joli que j’ai failli me planter, et suivre le dernier croisement, et partir sur l’itinéraire rouge, qui m’aurait rajouté 5km supplémentaires (22km)

Oh mais que vois-je, des gens devant !

Hop, j’ai boosté un peu mon rythme, en descente je suis bien, et j’ai doublé pas mal de gens sur ces derniers kilomètres 🙂

Il commence à faire sacrément chaud, il est 12h40, plein soleil, heureusement, j’avais pensé à la crème solaire !

Et là, je vais pouvoir vous donner l’occasion de vous moquer de moi :

Mon cerveau a commencé à cogiter, et ma trouille des serpents a repris le dessus.

En me rapprochant de Chilhaguet, alors que je passais dans pas mal de zones avec beaucoup d’herbes, et des cailloux et rochers, y a eu pas mal de moments où j’entendais bouger près de moi, et des « trucs » partir… souris, insectes, oiseaux, j’en sais rien.

Mais si vous avez entendus plusieurs cris de meuf qui a peur dans le coin entre midi et 13h, ben c’était sûrement moi !

🙂

Et voilàààààà ça sent la fin du parcours !

Un chapiteau à l’arrivée, car il y avait possibilité de manger sur place ensuite. Ce sera pour la prochaine fois pour moiVraiment, cette randonnée était top. Paysages superbes, et sans ces coups de feu assez dérangeants pendant une bonne heure, ça aurait vraiment été la matinée à me ressourcer dont j’avais besoin

J’aurai au final mis 3h50 pour parcourir ces 16km. C’était bien chouette !

Aujourd’hui, je suis tombée un peu plus amoureuse de la Haute-Loire

A refaire donc 🙂

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3170 km à travers le Pacific Northwest

Le Pacific Northwest, c’est la région qui regroupe les 2 états du nord ouest des USA : l’Oregon, mon état de coeur (et d’âme), l’état de Washington, mais aussi la zone du Canada « colombie britannique ».

Une zone géographique du monde assez extraordinaire (ma préférée du territoire Nord-américain en fait – mais je ne connais pas le Canada). J’ai vécu en tout, 1 an en Oregon, état que j’ai bien exploré lors de plusieurs roadtrips, dont le tout premier était un voyage de Portland à San Diego le long de la côte Pacifique.

Et aujourd’hui, c’est d’un roadtrip un peu « fourre-tout » dont je vais vous parler. Le tout dernier que j’ai fait, une sorte de : « jveux revoir ces endroits une dernière fois avant de rentrer en France pour de bon ».

Ce voyage, je l’ai réalisé en mars 2015, en 7 jours, et c’est vrai que le sentiment général, c’était quand même : beaucoup de route (de belles routes hein), mais beaucoup de route quand même, pour pouvoir voir ou découvrir certains endroits que je n’avais pas encore eu le temps de voir (Crater Lake !!!!)

L’itinéraire, le voilà :

Jour 1  : Partir de Portland vers le Nord, en direction de Port Townsend, et une nuit passée à Port Angeles,

Jour 2 : continuer la route autour de la péninsule, La Push, Forks, Ruby Beach pour la nuit

Jour 3 : longer l’ocean avant de rentrer à Portland pour la nuit

Jour 4 : Painted Hills, mon amour, pour un dernier au revoir, en passant par le village fantôme Shaniko, une nuit à Bend

Jour 5 : route intense : de Bend à la côte Pacifique, que je longe vers le sud jusqu’à quitter l’Oregon pour le Nord de la Californie, et dormir à Crescent City, à la quasi frontière

Jour 6 :  Fern Canyon, puis rejoindre l’Oregon, pour apercevoir Crater Lake

Jour 7 : retour à Portland, avec une pause randonnée à Silver Falls

Alors, ça vous tente ? Vous êtes prêts ?

Attachez vos ceintures, (et préparez-vous à chanter dans la voiture)

C’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! 🙂

DAY 1 – de Portland à Port Angeles

(255 miles /410km)

Port Townsend est une joli petite ville, avec de jolis bâtiments anciens, un port tout mignon, et une « plage » jonchée de bois flotté, dont je ne me lasserai pas d’admirer la matière et la structure.

puis, un peu avant d’arriver à Port Angeles,

Port Angeles, a été très décevant. Ville qui sert de départ en ferry pour le Canada, situé juste de l’autre côté du bras d’océan qui sépare la péninsule olympique au Canada, cette ville donne l’impression d’une banlieue endormie et industrielle, bref, pas super sexy.

DAY 2 – de Port Angeles à Ruby Beach (111 miles /179km)

J’adore ce passage là de ce voyage, parce qu’au petit matin, j’ai un peu eu l’impression d’avoir la route, la montagne et les lacs pour moi, malgré les énoooooormes camions transportant du bois, que j’emmerdais avec mon allure de touriste photographe.

Je ne compte pas le nombre d’arrêts sur cette route là, au bord du Lac Crescent, pour admirer, écouter le chant des oiseaux, malgré le froid, mais je compte bien y retourner aussi, car j’en garde vraiment un souvenir extraordinaire !

Cette fois-ci j’ai zappé la forêt tropicale de Hoh, l’ayant déjà bien exploré lors de mon premier passage dans le coin l’année précédente.

J’adore aussi le village de La Push, malgré tout le tralala avec les vampires de Twilight. La Push a ce petit goût super rustique et rugueux d’une village de bord de côte qui ne roule pas sur l’or, avec le poids des traditions et de l’histoire de cette réserve indienne…

Puis Ruby Beach,

DAY 3 – de Ruby Beach à Portland (219 miles / 352km)

Portland ma belle, mon amour <3

(mais j’aurai l’occasion de vous en parler plus dans un autre article, plus détaillé)

Day 4 – De Portland à Painted Hills, puis Bend (327 miles / 526km)

Quitter la ville pour aller à l’ouest, vers le vide, vers le rien, vers tout ce que j’aime le plus en fait de l’Oregon (remarque, la liste des trucs que j’aime en Oregon est GIGANTESQUE), mais c’est vrai que ce sont ces paysages sur ces routes là que j’ai le plus aimé, et où j’aime retourner.

Quelque part, perdue dans le County de Maupin mon coeur vibre, et je me sens 800 % vivante face à de tels paysages (si vous vous étonnez pourquoi depuis, j’aime autant l’Auvergne et le Cantal, moi je sais) 😉

En plein désert, et au loin, les sommets enneigés de Mount Hood

Faire une pause à Shaniko, un village fantôme, qui nous plonge dans l’histoire de la conquête de l’Ouest, et du commerce de la laine. (je vous en montrerai plus dans un prochain article, promis !)

puis quitter l’humanité pour s’enfoncer encore plus dans les grands espaces vides et déserts.

Le soleil tappe, le vent souffle, et la peau sèche très vite. Même pas peur ! (sauf des serpents)

🙂

Et puis, le paysage me rappelle que je ne me rapproche de Painted Hills, ce joyau géologique, dans une zone naturelle splendide, qui réserve, au détour d’un virage, de jolie surprises…

y croiser des biches, qui ont dû se demander ce que je faisais par là 🙂

et puis, arriver au paradis, oui, Painted Hills vaut le détour, vaut la route, vaut la pause, vaut le voyage, et l’admiration (j’en parle et vous en montre plus ici )

Niveau couleurs, c’était tellement différent de la 1ère fois où j’y étais allée. J’aime vraiment cet endroit de toute mon âme !


reprendre la route direction le sud, pour aller dormir à Bend.

traverser la Ochoco National Forest, le coeur brisé, en voyant des kilomètres de forêt brûlée 🙁

Ochoco Reservoir

Day 5 – de Bend à Crescent city (en Californie !)

en passant par la côte Pacifique (au moins 433miles / 697 km)

Yep, c’était une longue journée de route qui m’attendait, mais aussi des retrouvailles avec la côte sud de l’Oregon, que j’avais déjà exploré lors de mon roadtrip de Portland à San Diego 🙂

C’est au petit matin que j’ai quitté Bend, par un froid glacial qui piquait les oreilles

La route 20 est somptueuse, traversant les forêts de pins (qui sentent si bons), pour ensuite se rapprocher des sommets enneigés, celle là aussi de route, j’aime la conduire.

Voir un panneau vers un des passages du Pacific Crest Trail, et me sentir obligée de m’arrêter.

Si toi aussi tu as vu le film WILD (ou lu le livre de Cheryl Strayed), tu comprendras le symbole.

Moi j’ai vu le film uniquement parce que je savais qu’il y aurait une grosse partie d’Oregon dedans, donc là, c’était juste l’extase de croiser ce panneau… donc une photo à la con, mais je suis honnête avec moi-même : même si j’adorerai, je sais que je suis incapable de faire le Pacific Crest Trail.

Mais j’ai au moins vu un des panneaux et un pti bout de ce chemin, et je connais aussi les paysages de l’Oregon, donc me voilà en paix avec moi-même 🙂 (enfin pour l’instant) 🙂

Voilà à quoi ressemblait le paysage tout autour. J’aurai adoré faire un pti bout de marche autour de ce point de départ, mais 1- je n’avais pas le temps, et 2- c’était il y a 2 ans déjà, et je commence tout juste à réussir à randonner seule sans avoir la trouille… donc peut-être lors d’un prochain voyage en Oregon, mais à l’époque je n’en étais clairement pas capable. (Merci l’Auvergne pour m’aider à me dépasser dans mes peurs de randonner seule) 🙂

reprendre la route, et découvrir un lac gelé (on était en altitude, au petit matin et ça caillait les mains…

rien qu’en regardant les photos, je me souviens des mains douloureuses par le froid !

🙂


Faire une pause pour voir la cascade de Sahalie (« Sahalie Falls »)

et puis, me laisser tenter par un long détour, au risque de vider le réservoir d’essence au milieu de nul part.

Passer devant Cougar reservoir (je vous épargne la video de moi imitant la cougar devant le panneau du lieu), pour rejoindre Wesfir

La route était splendide, traversant des forêts majestueuses recouvertes de mousses, et le lieu était tellement humide que la route aussi était couverte de particules vertes.

Une odeur géniale de pins et de forêt humide, mais quand même un sentiment de solitude parfois pesant avec un réservoir 3/4 vide, sachant que là, j’étais vraiment sur une route très peu fréquentée, même pas en direction d’un lieu touristique (contrairement à Painted Hills par exemple)

Retrouver la grand route, remplir le réservoir et tracer ma route jusqu’à la côte.

et rajouter un phare à ma liste de phare en Oregon, le Umpqua River Light

Continuer ma route sur la côte, et traverser le sud de l’Oregon…

La nuit commence à tomber, et la lumière déroule devant moi des kilomètres de route et de plages magnifiques !

Quitter l’Oregon avec un pincement au coeur, mais sachant très bien que j’y retournerai dès le lendemain après-midi ! 🙂

DAY 6 – Fern Canyon, quelques séquoias, et Crater Lake ! (336 miles / 541km)

Fern Canyon, il a fallu le chercher pour le trouver, même niveau infos c’était pas gagné ! Je ne sais plus trop comment j’en avais entendu parler, mais je me souviens que c’était par total hasard, j’avais mis l’infos quelque part dans ma tête, et un jour, elle m’a sauté au visage : oui, je fais un détour, quitte l’Oregon pour quelques heures, et vais voir Fern Canyon.  » Fern », c’est le mot anglais pour fougère. Et si t’aime pas les fougères, ben c’est pas le bon endroit pour toi ! 🙂

La petite route pour accéder au state park est plus que cabossée (dangereuse?), j’ai même dû traverser un débordement de rivière (20cm d’eau), pour accéder à la fin du chemin où se trouvait le parking.

C’était ptêtre pas la bonne saison pour y aller non plus, je ne sais pas trop, mais là encore, j’étais en dehors de ma zone de confort puisque j’allais tenter de faire une petite randonnée toute seule, au milieu de la nature. CHALLENGE !

Jsuis pas très contente de mes photos  sur cette partie du parcours, (pas à l’aise toute seule dans la nature – et trouille parano des serpents) alors je vais être rapide.

Mes impressions sur cette petite heure au milieu du canyon de fougères : c’est mal balisé, donc j’ai failli rebrousser chemin. Les troncs d’arbres écroulés du haut  du canyon tout en bas où on marche sont super impressionnants.

Si t’aime pas escalader des troncs et passer au dessus, au dessous, ah non par dessus c’est mieux, ben c’est pas le bon endroit. Pensez aux chaussures imperméables (car l’eau est froide), et protégez l’appareil photo de la pluie, car les fougères ça dégouline de pluie partout.

J’ai survécu, mais j’adorerai y retourner avec d’autres personnes, histoire d’être plus à l’aise pour faire aussi des photos, et me sentir moins claustrophobe toute seule là-bas.

puis retrouver la plage, près du parking… ouaih, une plage de Californie dans la grisaille ! 🙂

Reprendre la route…

Direction la route 199, pour remonter vers le centre de l’Oregon, en espérant voir Crater Lake avant d’aller dormir.

cette route là n’était pas mon souvenir le plus formidable, sûrement parce que les kilomètres commençaient à peser sur ma fatigue, ou peut-être parce que je n’y ai pas assez vu de séquoias 🙂

Je me souviens d’avoir vraiment tracé ma route pour être sûre d’atteindre Crater Lake avant la nuit, n’ayant pas fait de réservation d’hôtel, ce serait dernière minute, en fonction de où je serai sur la route.

Je savais que la plupart des routes menant à Crater Lake étaient fermées en hiver, mais je ne m’attendais pas à trouver autant de neige là haut 🙂

(et bien sûr, il faisait froid), mais quel bonheur de traverser ces forêts de pins pour atteindre le sommet (et cette odeur ennivrante !), et quel joie de pouvoir ENFIN voir Crater Lake, qui était depuis une eternité sur ma liste de lieux à voir en Oregon.

Je reste un peu sur ma faim quand même car j’y suis restée même pas une heure (la neige, la nuit, le froid, moi toute seule), mais j’espère pouvoir y retourner pour explorer et randonner par là bas.

Ce qui est rigolo, c’est que maintenant, 2 ans après ce roadtrip, je réalise à quel point j’étais flippée de me retrouver seule au milieu de la nature à la tombée de la nuit, à l’étranger. Aujourd’hui, même si j’ai encore du chemin à parcourir (mes potes Sandra et Cédric pourront se moquer de moi tant qu’ils veulent), je pense que j’oserai plus de prendre le risque de finir à dormir dans ma voiture dans la forêt.

Je regrette un peu de ne pas avoir tenté, parce qu’au final, la peur  et la prudence surtout m’ont un peu limité dans ce roadtrip. Maintenant je m’en rends encore plus compte.

Mais c’est déjà bien d’avoir progressé me direz-vous. L’Auvergne me fait du bien aujourd’hui pour ça (au moins, y a pas de cougars et d’ours ici)

🙂

Day 7 – De Grant Pass à Silver Falls state Park, puis Portland (289 miles / 465 km)

A ce stade là de mon roadtrip, j’avais fait tout ce que j’avais prévu. Mais le chemin du retour était long, et je savais que l’Oregon cachait d’autres surprises, et j’avais envie de couper la journée de route par de jolies vues.

J’ai donc demandé à mes amis sur Facebook où aller et m’arrêter, et c’était une super idée : ils m’ont recommandé Silver Fall State Park et WAOUW !!!!

Assez touristique et familiale, Silver Fall state park a des parcours de promenade pour voir les nombreuses chutes d’eau… j’ai donc suivi le chemin de rando qui fait environ 11km (7,2 miles), et permet de voir toutes les chutes d’eaux, et même de marcher derrière certaines. OUIIIIII MARCHER DERRIERE UNE CASCADE !!!

Hop, un rêve de réalisé, et un sourire niais collé au visage pendant 11km ! 🙂

L’endroit est assez fréquenté, en début de parcours, par des familles et enfants, puis ça diminue au fur et a mesure du parcours (ou alors je marche vite ?) 🙂

 


J’aurai donc fini ce roadtrip en marchant seule dans la forêt, et quelle forêt !

Les cartes mémoires pleines de souvenirs, les yeux qui pétillent d’avoir pû faire un dernier adieu à l’Oregon avant mon retour en France, ce roadtrip était un concentré de merveilles, mais soyons honnêtes, quand même sacrément épuisant, et beaucoup de temps passé sur la route.

Je me souviens d’avoir regretté justement un périple aussi long, et quand même très crevant.

Maintenant que, 2 ans plus tard, je suis plus à l’aise seule dans le vide, dans le rien, au milieu de nul part (malgré ma trouille des serpents et autres insectes bizarres, qui elle, n’a pas évoluée), je pense que j’aurai rajouté 4jours de plus à ce roadtrip, pour pouvoir passer plus de journées ou demi-journée à randonner.

Mais ces photos me rappellent quand même la chance que j’ai eu de pouvoir voir et revoir ces paysages que j’aime tant.

J’espère que vous aussi, vous avez aimé !

🙂

 

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Une promenade sur l’île de Bréhat

Bretagne, ô Bretagne magique ! S’il y a bien une chose qui m’a décidé à faire des photos de mariage sur tout le territoire, c’est de pouvoir avoir la chance d’explorer de nouveaux paysages.

Alors voilà le récit d’une journée off, en mode touriste sur l’île de Bréhat, entre 2 mariages en Bretagne, ici et , l’été 2016 🙂

L’île de Bréhat est située pas très loin de Paimpol, accessible en bateau au départ de l’Arcouest (les infos sont ici)

Me lever tôt, très tôt, pour prendre la toute première navette de la journée, et ainsi y croiser des locaux partant travailler sur l’île et éviter les touristes.

La bruine était au rendez-vous, il faisait frais, mais la journée s’annonçait douce et ensoleillée…

Poser mes pieds sur l’île de Bréhat à marée basse, et partir à l’aventure, une carte à la main, et des bonnes baskets aux pieds. Me laisser guider par les petits chemins et l’allée principale, charmant passage de pierres 🙂

Quelques plages, quelques bateaux en équilibre

Et puis, tomber sur un champ, ô surprise !

Un champ dans une île (que je pensais bien plus petite, en regardant la carte)

Des producteurs « plus local tu meurs », où la confiance règne (et ça fait du bien !) 🙂

et puis, sous les pavés, la plage !:)

arriver au phare du paon, à l’extrémité de l’île de Bréhat, où les galets ont une si jolie teinte rosée 🙂

Aller me perdre dans les petits chemins, entourés de fougères, et y croiser des lapins gambadant par ci par là (je n’ai pas voulu faire un selfie lapin, mais avec un peu de patience, j’aurai sûrement pû les prendre en photo) 🙂

Sur cette partie là de l’île, les rochers et la nature sont magnifiques (partout, mais ici, c’était ce que j’ai préféré)

Quitter les lieux, non sans un dernier coucou aux vaches

(une bien chouette vie de vaches, avec cette vue !)

Et puis, revenir sur mes pas, pour explorer le Sémaphore, et de bien jolies plages, avec des panneaux annonçant le programme ! 🙂

Des églises, des petits chemins, et des murets si jolis, où les ptites fleurs poussent ici et là… l’île de Bréhat est splendide

 

Monter vers la Chapelle St Michel pour admirer la vue de là-haut,

Aller jeter un oeil de plus près au moulin à marée du Birlo

Plein les yeux (et plein les pattes), j’ai retrouvé le bateau, à marée haute cette fois-ci, et c’est en me promettant de revenir sur l’Ile de Bréhat, que j’ai quitté ce paradis breton.

Bande de veinards d’avoir un si joli trésor !

 

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La récolte du safran en Auvergne

C’est au détour de mes errances et tentatives de sociabilisation en Auvergne que j’ai eu l’occasion de visiter l’exploitation d’un producteur de safran « Safran dans volcans », et de rencontrer Michel, passionné par cette fleur et ce produit si précieux.

L’avantage quand on n’y connait rien c’est que tout est à apprendre !

Je dois vous avouer ne pas avoir retenu tout ce qui m’a été expliqué ce jour-là (et pourtant, il en a des choses à dire sur le sujet ! :)), mais déjà, pour moi, voir, comprendre et surtout : sentir et gouter, c’était déjà de bien belles étapes pour me fixer des souvenirs et avoir l’impression de connaitre un peu mieux cette épice que je n’utilisais pas du tout.

La récolte du safran s’effectue en septembre/octobre, et les matinées étaient déjà bien fraiches (ça gelait ce matin là).

Le champs, était bien plus petit que prévu, mais en y repensant, ça semble maintenant logique : la fleur que l’on cueille pour le safran (le safran étant son pistil), est toute petite elle aussi, et du coup, inutil d’avoir des hectares à perte de vue de champs et de fleurs… à moins d’être une très grande équipe, ce qui n’est pas le cas ici.

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Il nous faudra quelques minutes pour pouvoir identifier et repérer ce que nous cherchions : la fleur !

Vous la voyiez ?

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L’objectif étant de récolter les fleurs avant qu’elles ne soient écloses, pour que le pistil (safran), soit le plus pur possible et le moins altéré par l’air (les animaux, l’humidité et tout ça).

Le plus pur = le mieux = le plus rare = le plus cher.

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Puis c’est à l’intérieur que nous aurons quelques explications supplémentaires mais aussi et surtout que nous pourrons séparer le pistil du reste de la fleur.

Le safran est donc issu d’un crocus, et c’est son pistil que l’on récolte (la partie rouge), qui est ensuite déssechée.

L’humidité, et la fragilité de la fleur font qu’il faut oeuvrer assez rapidement pour éviter d’altérer la qualité du pistil.

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🙂

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La visite s’est terminée par une dégustation de produits parfumés au safran, mais aussi et surtout par une session à sentir les différents « crus » de safran.

Je pense n’avoir jamais senti auparavant de safran en fait, mais cette odeur, je m’en souviendrai.

ça n’est pas une épice que j’utilise vraiment, mais je sais maintenant que si je dois un jour essayer, ce sera de la consommation française, et sûrement local en fait tant qu’à faire.

Des couleurs splendides, que ce soit de la fleur au pistil, et une odeur ennivrante, ce fût une bien belle matinée passée dans cette culture de safran.

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Le Plomb du Cantal

Ayant vécu 10 ans en région parisienne avant de poser mes valises en Auvergne, le seul Plomb du Cantal que je connaissais, c’était un délicieux restaurant à côté de Montparnasse, où j’ai pu découvrir l’extase de ma première truffade, mais aussi de toutes les suivantes 🙂

Mais maintenant que j’habite en Auvergne, au pays de la truffade, le nom de Plomb du Cantal prend un tout autre sens…
Je suis irrémédiablement attirée par le Cantal depuis le début (forcément, c’est le nom de mon fromage préféré), mais pas que, je le savais sans le savoir…

Et ça s’est confirmé dès ma première exploration de ce département, lors d’un roadtrip, à Salers, alors même que je n’avais pas encore trouvé d’appartement en Auvergne.
J’ai quitté Clermont-Ferrand cet été, pour poser mes valises dans le Cantal, et m’y sens déjà tellement bien.
L’automne est arrivé avant que ma saison de mariage ne se termine, et les températures ont baissé, il était donc grand temps d’aller enfin découvrir Le Plomb du Cantal, le vrai, le majestueux !

Le Plomb du Cantal est le point culminant des monts du Cantal et s’élève à 1855m d’altitude…(le Puy de Dôme, lui fait 1465m). Je vous laisse ce pti lien Wikipédia si vous voulez en savoir plus.

Ces photos datent d’une semaine au moment où je vous écris, et lorsque je passais dans le coin hier, tout était déjà recouvert de neige. On a eu du bol ! 🙂

J’aime cette nature, ce vide, ce silence et tout ces éléments s’entremêlant dans mes cheveux, mais j’ai encore du chemin à parcourir avant de me sentir à l’aise dans ces montagnes : suite à cette randonnée, j’ai attrapé froid et retrouve tout juste mon esprit, ma voix et mes narines 😀

Voilà donc, en photos, un petit récapitulatif de cette belle journée au sommet du Cantal 🙂

Une randonnée faite avec ma copine Valérie (jetez un oeil à son compte instagram si vous voulez découvrir l’Auvergne en beau !)

Allez, attachez vos lacets, c’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, on va tout là haut, à droit ! 🙂

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et puis là, tout au bout du chemin, cette petite porte, qui mène vers la libération… une ouverture vers d’autres paysages, les cheveux au vent…

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Retenez votre souffle….

Voilà… ça valait toutes les montées pour arriver jusque là (et là, en revoyant ces photos, j’ai déjà envie d’y retourner…) 🙂

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Si vous cherchez le Puy Mary, sommet très connu, qui domine avec ses 1783m, il c’est le sommet pointu (en triangle) sur la gauche du grand plateau 🙂

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Et voilà une vue totale en vidéo 🙂

Puis, redescendre les marches en bois du sommet,

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Pour aller se promener sur les crètes…. j’ai adoré ce moment ! C’était un peu flippant (#JeSuisUneChochotte), mais quel sentiment extraordinaire, et surtout : quelle vue !!! 🙂

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Et puis, se mettre en route pour redescendre, tranquillement mais sûrement, et avant de se faire surprendre par la nuit, car la différence de température à l’ombre se fait déjà bien ressentir…

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Qu’est ce que j’aime cet endroit, ces paysages, cette nature !

Un sentiment de calme, et en même temps une force de la nature. Même si le dénivelé est doux (contrairement au Puy Mary qui lui, coupe les jambes et le souffle) il n’empêche qu’on est en montagne, et que des précautions s’imposent… la nuit tombe, l’ombre est très fraiche, et le vent peut faire mal aux oreilles 🙂

J’aime vraiment de plus en plus le Cantal, et du coup, l’Auvergne d’une manière générale.

Cher Plomb du Cantal, tu manquais un peu de truffade ce jour-là, mais je te préfère nettement à ma vie parisienne de ces dernières années 🙂

Bon, par contre, pensez à suivre le chemin pour redescendre, parce que si vous faites comme nous, en coupant à travers champs, vous risquez de devoir passer sous des barbelés.

Une expérimentation du roulé boulet plus tard, je n’avais plus envie de me relever car au final, ces ptis talus sont bien bien confortables 😉 (merci Val pour la photo !) 🙂

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🙂

 

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(Instameet) Cueillette de myrtille dans le Forez

Je vous parlais il y a quelques mois de l’instameet dans le Forez, pour découvrir les activités hivernales dans le Forez.

Cet été, l’Office de Tourisme de Loire Forez proposait un nouvel évènement, en collaboration avec Loire Tourisme , le Musée de la Fourme de Sauvain, et bien entendu, la communauté Igers St Etienne, et c’est donc pour une journée de cueillette de Myrtille que nous nous sommes retrouvés le 17 août.

La myrtille, j’en mange (et pas qu’un peu), et j’en avais même déjà fait la cueillette aux USA, lorsque j’étais fille au pair (ce souvenir d’être avec les enfants que je gardais, allongée au sol dans une ferme, à les laisser me jeter des myrtilles dessus en essayant de viser ma bouche !) 🙂 🙂 🙂

Mais ici c’était bien différent aux USA. Déjà, la taille des fruits, mais aussi l’environnement : ici, c’était des fruits sauvages que nous allions cueillir, dans un paysage de rêve : le Forez.

Le programme de la journée était simple : promenade pour rejoindre une jasserie (en Auvergne on appelle ça des burons), explications de la flore locale, et puis outillage (et oui, j’ai découvert qu’on pouvait utiliser des peignes à myrtille, qui rendent la cueillette bien plus productive !). Et puis, après la cueillette, repas dans la jasserie, et dégustation de produits locaux (charcuterie à tomber, et fourme et puis, en dessert,  les fameux  Sauvagnets ©, sorte de beignets de myrtille (mais moins gras, plus entre le pancake et le beignet en fait). UN REGAL !

Alors voilà donc en photo, un petit récap de ce que j’y ai vu (et gouté !) 🙂

En traversant le col du Béal, le ciel était electrique, et faisait sacrément peur. La météo annonçait des orages et éclairs, je suppose que nous avons eu de la chance car au final nous n’avons pas eu de pluie, mais à 8h du matin sur la route, ça faisait sacrément peur :

Le RDV était donné à Sauvain, au musée de la Fourme et des Traditions avec un petit déjeuner d’accueil 🙂

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Pour ensuite rejoindre un chemin de randonnée qui nous mènerait une petite heure de marche plus tard, à la Jasserie où nous passerions le reste de notre journée…

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Magnifiques paysages, isolés, et paisibles, où les petites fleurs roses et violettes de la bruyère se mêlaient aux pousses  jaunes de gentiane. Juste magique !

Notre guide nous a dailleurs donné pas mal d’explications sur la végétation locale, et j’ai retenue une chose : comment différencier la gentiane, de son quasi sosie la verâtre, qui elle est toxique :

Les feuilles de la gentiane sont face à face, alors que les feuilles de la plante toxique sont en alternées…

Voilà de la gentiane :

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mais aussi des framboises sauvages, quel délice de pouvoir les découvrir (et les déguster !)

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Une fois arrivée à la Jasserie, nous nous sommes armés de peignes à myrtille, et après une petite explication nous étions prêts pour la cueillette !

Technique de cueillette, mais aussi différence entre les myrtilles airelles comestibles et leur copines ressemblantes qui ne le sont pas : fruits similaire mais blancs quand on les écrase et surtout : feuilles plus foncées et arrondies pour les toxiques. J’ai eu le sentiment de devenir un peu plus rat des champs que rat des villes, et ça fait un bien fou d’apprendre de nouvelles choses sur la nature qui m’entoure !

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Et hop, c’est parti pour la cueillette, entourée des vaches :

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Assez fière de ma cueillette, j’aurai finalement ramassé 1kg de myrtilles (j’en ai fait de la confiture depuis) 🙂

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Bon le truc, c’est qu’en ramassant avec un peigne, on ramasse aussi plein de petite feuilles, mais aussi des ARAIGNEES ! (ouaih, pas encore totalement rat des champs la Sandrine, hein ?) 🙂 🙂 🙂 🙂

Le tri aura été long, mais la confiture en valait le coup ! 🙂

Après cette cueillette matinale, le moment le plus délicieux était enfin arrivé : l’apéro et le repas !

Une bonne humeur ambiante, des produits locaux délicieux, merci merci merci aux organisateurs pour ce moment fort agréable !

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Et qui dit myrtille dit : concours de langue bleue ! 🙂

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puis ce fût déjà l’heure de redescendre de notre colline et de nous quitter, non sans admirer de nouveau le paysage

🙂

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Une fois encore, cet instameet était un excellent moment, que ce soit en découvrant de nouveaux paysages, en apprenant sur l’histoire et la fabrication des fromages, mais aussi sur la cueillette, et la découverte des différences entre certaines plantes, mais aussi de revoir certaines personnes et d’en rencontrer de nouvelles !

MERCI MERCI MERCI aux organisateurs, et vivement le prochain Instameet !

🙂

Et si vous voulez en voir un peu plus, je vous conseille de jeter un oeil à l’article de Anne et Lionel sur leur blog

🙂

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