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Cérémonie traditionnelle de mariage laotien

Oct 8th, 2015

Lorsqu’une future mariée devient une amie

Lorsqu’une amie devient une future mariée….

Il y a des moments magiques entre les 2… et un mariage laotien !

Lorsque A. m’a indiqué que son mariage comporterait une cérémonie traditionnelle laotienne (soukhouane), j’avais déjà hâte d’y être.

Mais je n’aurai jamais imaginé que ce moment puisse être aussi beau, aussi intense, aussi émouvant, aussi coloré…. bref, une des journées les plus extraordinaires que j’ai pu vivre depuis que je fais de la photo de mariage…

Je n’y connaissais rien quant à cette cérémonie traditionnelle…

J’avoues que je ne me souviens pas de beaucoup de choses, mais heureusement, les photos sont là ! 🙂

(et le récapitulatif explicatif de A. aussi).

Alors voici, avec l’aide des notes de A., comment vous auriez pû vivre avec nous, cette extraordinaire cérémonie laotienne…

Littéralement Soukhouane signifie « Rappel des esprits bienfaisants ».
Le but de cette cérémonie, dirigée par un vieux sage choisi comme officiant, est d’effectuer le « rappel » des
âmes (khouane) de notre corps. Chacun de nous, possède une âme dans chacune des 32 parties de son corps.
Ces 32 khouanes de nos corps ont tendance à se disperser dans la nature. On les rappelle afin qu’elles ne nous
fassent pas défaut. Le sage, après avoir rappelé les 32 khouanes, attachent aux poignées les fils de coton blancs
afin de les retenir.

La cérémonie a lieu normalement au domicile de la mariée.

Le fiancé doit s’y rendre en cortège avec ses parents, proches et amis, en portant une bougie allumée et un bouquet de fleurs (symbole de conduite d’honnêteté).

On ajoute parfois un porteur de sabre, symbole de courage et de chevalerie, et un parapluie pour le protéger de l’ardeur du soleil, aussi symbole de sollicitude et d’affection.

Le cortège s’avance en chantant cet événement réjouissant.

Le cortège trouve l’entrée de la maison de la mariée close et un groupe de personnes, principalement des femmes décidées à interdire l’accès, il s’agit d’un simulacre de défense.

(et j’avoues que les invités ont bien joué le jeu, c’était plutôt drôle !)

🙂

Lors de cet arrêt marqué au pas de la porte, s’engage ainsi un dialogue entre les 2 parties (« c’est parti pour la négociation !»).

L’altercation fait place à la compréhension, la réconciliation et l’entente.

Après cette entente, le fiancé doit remettre une première enveloppe d’argent (symbolique) à la parenté de la fiancée pour payer en quelque sorte le passage de la porte.

En même temps la porte s’ouvre, et la parenté de la fiancée accueille avec satisfaction le cortège en offrant quelques gorgées d’alcool à certains d’entre eux (Généralement du whisky … )

La cérémonie peut commencer….

Le maître de cérémonie allume les cierges et mets dans les mains des fiancés le fil de coton blanc qui les relie au Phakhouane.

(et là, assise juste à côté de A. je me suis sentie complètement chamboulée… et la voir, elle aussi, en train d’être submergée par l’émotion n’a pas simplifié les choses…)

Il commence alors la prière en prose rythmée

(cette photo ci-dessous est vraiment ma préférée)

Ensuite, il noue le fil de coton blanc autour des poignets des mariés en renouvelant et en formulant des voeux à leur union heureuse et indissoluble. Ces fils de coton blanc porte-bonheur doivent être gardés au moins pendant 3 jours.
La même opération continue avec les parents des mariés placés à proximité.

Le maitre de cérémonie guide les mariés à accomplir le rite de KHALAVA ou demande de pardon, afin de demander pardon aux parents, aux personnes âgées de la famille pour toute offense commise à leur égard, volontairement ou involontairement, par intention ou par paroles, par actes ou omissions.

Les parents et personnes âgées ayant pardonné, tendent aux mariés le bout de leur écharpe que ces derniers portent à leur front en signe de respect et de reconnaissance.
Toutes les personnes présentes sont ensuite invitées à venir nouer des fils de coton blanc aux poignets des fiancés afin de leur souhaiter bonheur et prospérité.

Bref, vous l’aurez compris, ce fût une cérémonie extraordinaire !

Intense moment, extraordinaires instants partagés avec ces 2 amoureux…

Merci merci merci à eux d’avoir souhaités partager cette journée, ces moments avec moi et mon appareil photo, voilà pourquoi j’aime faire des photos de mariage, voilà pourquoi souvent, les mariées deviennent des amies…. et les amies se marient aussi 🙂

🙂 🙂 🙂 🙂

COMMENTS

  • (CONCOURS)BEST OF d’une extraordinaire année 2013 | Sandrine BOUTRY photographe
    Déc 29th, 2013 - 9:50 - REPLY

    […] – Faire les photos d’un mariage laotien […]

  • Le mariage de rêve d’une photographe de mariage… | Sandrine BOUTRY photographe
    Jan 25th, 2014 - 12:18 - REPLY

    […] traditionnelle et cérémoniale de ce mariage laotien,Je ne suis pas catholique et certains mariage à l’église à l’église arrivent à […]

  • Un mariage en Sologne, plein de surprises - Sandrine BOUTRY, photographe et voyageuse
    Jan 13th, 2019 - 11:11 - REPLY

    […] mariés, en accrochant des rubans autour des mains des mariés (ça m’a un peu rappelé la cérémonie traditionnelle de mariage laotien que j’avais […]

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